Chronique de Josiane Aubert : De quels abus parle-t-on ?

Les Jeux paralympiques d’hiver 2018 se sont déroulés du 9 au 18 mars, simultanément à la session de printemps des Chambres fédérales. Le public suisse a fait connaissance du jeune valaisan Théo Gmür, triple médaillé d’or dans les disciplines de ski alpin. Son courage, sa ténacité, son bonheur après les épreuves forcent l’admiration.

Dans le même temps, sous la Coupole du Palais fédéral, il s’est trouvé une majorité de parlementaires pour couper dans les prestations complémentaires qui permettent aux handicapés de ce pays, aux personnes les plus faibles, de mener une vie digne, malgré le combat quotidien qu’elles mènent dans des conditions difficiles…

Comme si cela ne suffisait pas, les mêmes chambres fédérales ont mis en place un système de surveillance par détectives privés et autres drones pour débusquer les éventuels fraudeurs à l’assurance invalidité, au mépris de la vie privée de ces personnes.  Si des contrôles sont nécessaires pour garantir une utilisation judicieuse et adéquate des assurances sociales payées par les contribuables sur le principe de la solidarité, est-il nécessaire de mettre en place une « chasse aux sorcières » qui, insidieusement, donne l’impression que les bénéficiaires sont tous des profiteurs ?   Ce climat est hautement désagréable et malsain à mes yeux, car la grande partie des personnes qui dépendent de l’assurance invalidité sont honnêtes et vivent de manière très modeste.

Il est curieux et même révoltant de voir que les mêmes groupes politiques qui entreprennent de lutter avec vigueur contre les abus des plus faibles, refusent avec férocité tout contrôle fiscal supplémentaire et se battent pour sauvegarder le secret bancaire interne, sous prétexte que les citoyens fortunés sont honnêtes  par essence et doivent bénéficier d’une confiance aveugle de la part de l’Etat… Cette attitude du  « deux poids, deux mesures » est difficilement supportable et nuit à terme à la cohésion sociale.

Notre société développe une certaine tendance à évoluer vers le « chacun pour soi » ;   notre système économique est ainsi fait que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.  Le rôle de l’Etat est de contrebalancer ce déséquilibre et de permettre à chacune et chacun de vivre dans la dignité. Si chaque habitant de ce pays se sent intégré, respecté et peut trouver sa place dans la société, la cohésion sociale indispensable à l’épanouissement de l’être humain et à la stabilité de la société est assurée, pour le bénéfice de tous. A l’opposé, si les plus faibles sont laissés pour compte et si les inégalités se creusent, la société court à la ruine, à l’instabilité, à la violence.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale, la Vallée

Sortir les produits agricoles des négociations de libre-échange avec les pays du MERCOSUR et ce, pour le bien de notre agriculture !

Le ministre de l’Economie Johann Schneider-Ammann négocie actuellement les conditions d’un futur accord de libre-échange avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay).

Or ces pays produisent à bas prix grâce à des domaines agricoles bien plus étendus et avec nettement moins de contraintes et d’exigences que les domaines agricoles suisses, notamment au niveau sanitaire.

Ils cultivent des OGM à large échelle et augmentent le rendement de leurs élevages grâce notamment à des hormones de croissance et des traitements préventifs du bétail aux antibiotiques.

C’est pour cette raison que le député Yvan Pahud a déposé une initiative parlementaire – co-signée par votre serviteur – afin de demander aux Chambres fédérales qu’elles sortent du futur accord précité les produits agricoles ainsi que les produits de l’élevage

 

Ceci non seulement pour des questions de soutiens aux exploitations agricoles qui dispraissent comme peau de chagrin et ce, au profit d’importations de produits agricoles, mais aussi pour des questions de santé publique et environementale.

 

Enfin, il va de soi qu’une telle initiative va dans le sens d’une meilleure protection des consommateurs.

Nicolas Rochat Fernandez, député

 

 

 

Ligne ferroviaire Lausanne-Le Brassus : Mesures concrètes du Conseil d’Etat !

Le 16 février dernier, le Conseil d’Etat vaudois, par la voix de sa Présidente Nuria Gorrite, a publié un projet de décret demandant au Grand conseil d’accorder un crédit d’un montant de CHF 31 millions pour réaménager les installations ferroviaires des CFF à Cully.

De nouvelles infrastructures autorisant un rebroussement des trains sont indispensables pour continuer à développer le réseau express régional vaudois.

Lors de sa mise en service fin 2020, la nouvelle gare autorisera la circulation de quatre trains par heure jusqu’à Cossonay. Cette fréquence au cœur du RER Vaud permettra ainsi de prolonger ses lignes jusqu’à Aigle, puis jusqu’à la Vallée de Joux fin 2021.

Le développement du RER Vaud est en effet stratégique pour tisser des liens solides entre les différentes régions et transports publics du canton.

Partant, c’est une bonne nouvelle pour notre belle Vallée. Le Conseil d’Etat tient ses promesses par rapport au développement et l’amélioration de la ligne Lausanne-Le Brassus annoncées en novembre 2016.

Reste en suspens le vote des député.e.s sur ce Décret qui interviendra ces prochains mois. A tout le moins et vous l’imaginez bien, le soussigné – et sans aucun doute son homologue combière Carole Dubois – veilleront à défendre son acceptation.

Nicolas Rochat Fernandez, député

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No Billag = No Ligue des Champions, No Jeux Olympiques, No Culture et No Démocratie !

Certaines votations représentent un enjeu particulier pour l’avenir de la Suisse. La prochaine, concernant l’initiative No Billag, en est un exemple. La redevance radio-télévisuelle est un pilier de notre démocratie et de notre culture. La supprimer reviendrait à laisser le champ libre aux investisseurs privés qui, à l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis, auront ainsi un levier d’action exceptionnel pour influencer l’opinion publique et donc l’avenir de notre démocratie. Les débats politiques doivent être traités de manière impartiale par les médias. Ce que fait aujourd’hui la SSR. Sans cela, il n’y a plus de démocratie, ou tout du moins, plus qu’une démocratie biaisée.

Au-delà des questions de traitement de l’information, la SSR nous permet d’avoir accès à des événements internationaux exceptionnels (Jeux Olympiques, Coupe du Monde de football, Ski, etc.) ainsi qu’à des programmes culturels et politiques (Concerts en live, Temps présent, Infrarouge, séries TV, films, etc.) pour un coût mensuel (37.6 frs/mois) acceptable en comparaison des médias privés. Ce coût est amené par ailleurs à baisser dès l’an prochain !

De plus, si la SSR venait à disparaître, c’est tout le système culturel suisse qui serait touché. Il est en effet important de relever que le cinéma et la musique reçoivent des soutiens (Paléo, Montreux Comedy Festival, etc.) de la SSR. De nombreuses productions audiovisuelles (Ma vie de courgette, L’enfant d’en haut, Quartier des banques, etc.) ou musicales (Orchestre de Chambre de Lausanne, etc.) n’auraient, par ailleurs, pas vu le jour sans la participation de la SSR.

Enfin, l’accès aux émissions en podcast via internet ou les applications est un élément particulièrement utile aux consommateurs. Ces plateformes seront amenées, à l’image des radios et chaines TV publiques, à disparaître en cas de oui à l’initiative No Billag.

Si la SSR a certainement besoin de réformes, elle est essentielle au fonctionnement de notre pays. Sa disparition serait assurément une perte considérable pour les consommateurs et pour l’ensemble de la Suisse. C’est pourquoi, au nom du PS Vallée de Joux, je vous encourage à voter contre l’initiative No Billag.

Sébastien Cala                                                                                                               Président, PSVJ

Soins dentaires : de la nécessité d’instaurer une assurance obligatoire, votez oui le 4 mars prochain !

A ce jour, les soins bucco-dentaire ne sont pas pris en charge par l’assurance-maladie de base (« LAMal »), alors que que les pathologies buccodentaires sont largement répandues dans la population et surreprésentées parmi les populations vulnérables.

Les origines de ces affections sont, comme souvent, multifactorielles. L’hygiène et l’alimentation jouent bien évidemment un rôle. Mais on oublie trop souvent d’autres facteurs tels que le bagage génétique, l’accès géographique aux soins ainsi que l’état de santé en général.

A titre d’exemple, une mauvaise santé buccodentaire peut entraîner d’autres pathologies du corps, comme des maladies cardiovasculaires. Des affections dans la bouche de la future mère peuvent également entraîner la naissance prématurée de son enfant.

Selon l’Office fédéral de la statistique, 7.4% des Romand.e.s (contre 4.6% des Suisses) refusent de consulter un dentiste pour des raisons financières.

La création d’une assurance publique cantonale pour la santé dentaire renforcera les mesures de prévention actuelles, indispensables à une bonne santé bucco-dentaire. Des contrôles annuels et une véritable éducation à l’hygiène buccale et alimentaire sont nécessaires pour réduire risques et interventions. Les mesures de prophylaxie individuelle enseignées dans le cadre du service de santé scolaire permettent de poser des bases. Mais une partie de ces mesures ne sont plus adaptées à l’âge adulte où, par exemple, la technique de brossage doit être réévaluée.

L’initiative cantonale qui sera soumis au vote le 4 mars prochain demande, premièrement, que l’Etat mette en place une assurance obligatoire pour les soins dentaires de base ainsi qu’un dispositif de prévention en matière de santé bucco-dentaire.

Deuxièmement, un réseau de policliniques dentaires régionales sera également mis en place.

Enfin, le financement de l’assurance des soins dentaires de base est assuré, pour les personnes cotisant à l’assurance vieillesse et survivants (AVS), par un prélèvement analogue à celui de l’AVS et, pour les autres, par la politique sanitaire cantonale.

Ainsi un.e salarié.e qui gagne 8000 francs par mois cotisera 40 francs mensuellement (0,5% de son salaire) et permettra à son/sa conjoint.e au foyer, ses enfants et ses parents retraités de se voir rembourser leurs factures de dentiste. Aujourd’hui, une famille composée de deux grands-parents retraités, deux parents et deux enfants débourse plus de 120 francs par mois pour des assurances complémentaires, soit trois fois plus que dans l’hypothèse visée par l’initiative.

Pour toutes ces raisons, votez et faites voter OUI à l’initiative « Pour le remboursement des soins dentaires » le 4 mars prochain.

Nicolas Rochat Fernandez, député

Pour en finir avec la hausse des primes d’assurance-maladie !

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Les primes d’assurance-maladie continuent d’augmenter de manière plus importante que les coûts de la santé. Cela est dû au système de santé actuel, qui présente plusieurs problèmes.

Parmi les aspects problématiques, l’opacité du système ne permet pas de savoir comment les coûts entre assuré-e-s des différents Cantons sont distribués par les caisses. Le fait que les assureurs couvrent plusieurs cantons rend difficile de savoir si les habitant-e-s d’un canton payent effectivement leurs coûts ou aussi ceux d’autres cantons, comme cela a été mis en évidence par le passé avec les Cantons latins qui ont payé des primes en plus pour ne pas faire augmenter de manière trop importante les primes d’autres cantons. Cela rend vains les efforts de contrôle des coûts et représente surtout une injustice criante.

De plus, la nécessité pour les caisses d’assurance-maladie de constituer des réserves pour chaque nouvelle et nouveau assuré-e a comme conséquence que des sommes énormes dorment dans leurs poches. Ainsi, les assureurs peuvent, via des systèmes de comptabilité douteuse entre l’assurance de base et les complémentaires, utiliser cet argent pour des placements qui ne profitent qu’aux actionnaires et pas aux assuré-e-s.

Parallèlement, tout changement dans le système est entravé par l’influence des assureurs sur les élu-e-s à Berne. Un nombre important de nos élu-e-s siège dans le conseil d’administration d’une ou plusieurs assurances, dans des institutions privées qui travaillent pour celles-ci ou reçoit de l’argent ou autre rétribution des caisses pour des mandats divers.

Puisque les assurances-maladie remplissent un mandat public, le conflit d’intérêts est évident. Comme pour les régies fédérales, les élu-e-s ne devraient pas avoir des liens d’intérêt avec les assurances-maladie.

Deux initiatives populaires fédérales peuvent changer cela !

L’initiative « Assurance-maladie. Pour une liberté d’organisation des cantons » vise à donner la liberté aux Cantons de créer (ou pas) une institution cantonale d’assurance-maladie.

Quelques avantages :

  • Une seule et même prime à tous les assurés de la région selon le modèle d’assurance et la franchise qu’ils choisissent : fini la chasse aux bons risques !
  • Les assureurs continuent à effectuer le travail administratif : aucun licenciement n’est nécessaire. Et l’assuré pourra continuer à choisir sa caisse !
  • Les réserves de tous les assureurs sont mises dans un pot commun : moins de réserves et les assurés profitent de cet excédent durant les premières années de fonctionnement.
  • Les primes ne pourront pas augmenter plus que les coûts. 

L’initiative « Pour un Parlement indépendant des caisses-maladie » vise à réduire l’influence des caisses-maladie sur les élu-e-s à Berne.

L’avantage principal : le Parlement pourra retrouver son indépendance et proposer des réformes nécessaires pour le système de santé et, au final, en faveur de la population suisse.

Au vu de ce qui précède, je ne puis que vous invitez à signer et faire signer.

Une soirée publique se tiendra le 29 novembre prochain à l’Hôtel de Ville du Sentier à 19h30 en présence du Conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard. 

Nicolas Rochat Fernandez, député

 

Autour du 1er août

En cette période de fête nationale et de discours du 1er août, je suis interpelée par notre pratique de « Faiseurs de suisses », renouvelée à chaque génération…

Cette semaine, j’entendais l’humoriste « Emil » rappeler sur les ondes de la radio romande le succès inattendu dans les années 1970 du film du même nom. Des deux côtés de la Sarine, les habitants de ce pays, médusés, découvraient dans des scènes épiques et au travers de grands éclats de rire (jaune ?), la manière dont les émigrés italiens ou espagnols, souhaitant acquérir la nationalité de leur pays d’accueil, étaient inspectés par des émissaires des autorités qui effectuaient des visites intrusives dans leur foyer.

Plus de quarante ans ont passé, et les scènes se répètent dans certaines communes. De jeunes candidats à la naturalisation se voient soumis à une salve de plusieurs dizaines de questions, auxquelles nombre de suisses « de souche » ne sauraient probablement pas mieux répondre…

Dans le canton aussi, lors des discussions de la Constituante, entre 1999 et 2002, cette thématique de la naturalisation a soulevé de nombreuses discussions. Je me souviens l’anecdote racontée par un municipal d’une petite commune :

« Au cours de l’interrogatoire d’un candidat à la naturalisation devant la municipalité au grand complet, l’un de mes collègues demande qui est le président de la confédération. Le candidat répond sans hésitation, et reçoit les félicitations de l’ensemble du collège. Or, le nom donné était celui du président de l’année passée, mais aucun des édiles ne s’en est aperçu ; j’ai naturellement gardé le silence, la personne a reçu le feu vert pour la suite de ses démarches… »

Si nous étudions les patronymes de notre région, de notre canton, nous constatons rapidement que rares sont les familles natives de ce coin de pays depuis la nuit des temps.  Combien d’entre elles sont-elles fières d’être arrivées de France suite à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 et à l’interdiction du protestantisme en France ?

Des vagues successives d’immigration ont enrichi la population vaudoise et suisse.  Mais n’oublions pas que la misère a poussé des milliers de nos compatriotes à quitter le pays pour raison économique ; ils ont émigré aux Etats-Unis, en Amérique latine, au Canada au cours du XIXe siècle, où ils ont acquis la nationalité.  Le XXe siècle a vu la tendance s’inverser et la situation économique prendre un essor florissant, auquel l’arrivée des italiens, des espagnols et portugais ont largement contribué.

Lorsqu’il s’agit d’octroyer la naturalisation à nos voisins, nos collègues de travail, les camarades d’étude de nos enfants, habitant depuis de nombreuses années à nos côtés, participant à notre société et à son essor, n’oublions jamais que l’Histoire est faite de migrations incessantes.  Notre droit de « natif » n’est pas de juger l’autre, mais de l’accueillir au mieux en contribuant à son intégration.  Ainsi le 1er août sera-t-il porteur d’espoir pour notre pays !

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale, la Vallée

Deux ministres du Nord vaudois : une chance pour les mosaïques ?

Dès le 1er juillet, notre gouvernement cantonal comptera deux ministres du Nord vaudois.  La répartition des départements est faite, et avec plaisir j’ai découvert ce qui suit dans le communiqué de presse du Conseil d’Etat :  « Sur le modèle appliqué au Projet *Plateforme 10* , le Chef du DFIRE conduira avec la Cheffe du DFJC un projet muséal à Avenches… »

Voici donc nos deux conseillers d’Etat chargés de valoriser les trésors de l’Histoire romaine de notre coin de canton. Enfin ! pourrait-on dire …

Dans mon mandat de conseillère nationale, j’ai eu la chance de travailler dans la commission science, éducation, culture.  J’ai découvert les itinéraires culturels du Conseil de l’Europe ; actuellement au nombre de trente-deux, ils proposent des itinéraires tels que les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, les sites clunisiens, la Route des vikings ou la Route du fer dans les Pyrénées, …

En plus des richesses romaines d’Avenches et de Vidy, notre canton possède de magnifiques mosaïques à Orbe, qui méritent d’être portées à leur juste valeur à la connaissance d’un large public. L’association bénévole qui s’en occupe avec une aide communale ne peut tout assumer, il est temps que l’Etat, dans le projet qu’il développera pour Avenches, n’oublie pas ce joyau et l’englobe dans un concept plus large ; peut-être sur un modèle d’itinéraire cantonal de cette période romaine qui a contribué à façonner le Pays de Vaud tel qu’il est aujourd’hui ?

Gageons que Pascal Broulis, Ministre du Patrimoine, et Cesla Amarelle, Ministre de la Culture trouveront ensemble la route d’une valorisation digne de ces trésors témoins de notre histoire ; il est temps qu’ils soient mis à disposition de la population en enrichissant aussi notre patrimoine touristique.  Je me réjouis de voir ces superbes mosaïques sortir du semi-anonymat qui est le leur depuis trop longtemps malgré l’effort des bénévoles.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale

Décès de Janine Thalmann

C’est avec une très grande tristesse que nous vous faisons part du décès de Janine Thalmann, membre de la section du PS Vallée de Joux, ancienne Municipale et ancienne Syndic de la Commune du Chenit.

Au nom du PS Vallée de Joux, nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Le Comité

Ci-dessous, retrouvez l’hommage de Josiane Aubert :

“Chère Janine, chère amie,

Par cette belle matinée ensoleillée de mai, ce lundi 15, jour de ton anniversaire, j’ai appris ton départ. Toute la journée, des sentiments contradictoires m’ont assaillie : tristesse de perdre une amie qui partageait mes valeurs, soulagement de te savoir enfin apaisée…

Avant de te côtoyer de près, j’étais intimidée par ce que tu représentais pour moi, d’abord lorsque tu as accédé à la municipalité du Chenit, en 1994, puis dans ton rôle de  syndic de la commune de 1998 à 2004. J’ai le souvenir d’une personne décidée, qui connaît ses dossiers sur le bout des doigts, sait être à l’écoute des concitoyennes et des concitoyens (tu n’as pas été infirmière pour rien !), respecte ses interlocuteurs et répond avec pertinence et fermeté aux questions des conseillers communaux.

Ton parcours est remarquable à plus d’un titre : tu te présentes pour la municipalité sans être passée par le conseil communal et tu es brillamment élue en 1994. En 1998, lorsque Georges Piguet se retire, tu es élue syndic sans coup férir : tu es devenue en une législature son successeur naturel, tant ton autorité naturelle et tes activités au sein du collège sont reconnues.

Il faut dire que la politique, tu la connais depuis longtemps ; on ne partage pas impunément la vie et les valeurs d’un député socialiste passionné pendant des décennies sans attraper le virus de la vie publique et de l’action politique au service du bien commun !

Chère Janine, tu as été pour notre commune une « grande dame », qui a incarné la fonction de syndic avec dignité et honneur, qui a défendu notre région avec pugnacité et grande intelligence, jamais pour toi, mais au service des autres, de toute la population de cette région, avec une attention particulière pour les plus faibles et les plus fragiles.

Lorsque tu as annoncé aux camarades socialistes, le 3 décembre 2003, que tu quitterais ta fonction de syndic le 30 juin 2004, tu souhaitais dégager du temps pour vivre, avec Bernard, passer plus de temps avec Sophie et tes petits-enfants. Ce temps a été bien court et semé d’épreuves…

Le décès de Bernard en janvier 2013 t’a laissée désemparée, car vous aviez partagé une vie si riche, tant dans le quotidien que dans les valeurs, les plaisirs littéraires, musicaux, culturels, les engagements politiques, que la vie sans lui te coûtait trop ; Bernard, te manquait tant, c’est à nous que tu manqueras maintenant. Adieu Janine, sois en paix.

Josiane Aubert”