Merci aux électrices et électeurs, Rebecca Ruiz est élue !

Alors que la campagne avait pris une tournure nauséabonde en cette fin de premier tour, le résultat de dimanche est particulièrement réjouissant pour les militants socialistes. Avec 9% d’avance sur l’ensemble du canton, la Conseillère nationale socialiste Rebecca Ruiz a été largement soutenue par la population. A la Vallée de Joux, il en est de même puisqu’elle arrive en tête dans deux communes, à savoir : au Lieu et au Chenit où elle obtient même la majorité avec près de 55% des voix. Il va sans dire que le PS Vallée de Joux se réjouit de ce résultat et remercie les électrices et électeurs ! Suite au désistement de tous les autres candidats, bien conscients qu’il leur serait très compliqué de rattraper leur retard, Rebecca Ruiz est élue et la majorité de gauche au Conseil d’Etat est maintenue. Un grand merci à toutes les personnes engagées dans la campagne.

                                                                                            Le comité du PS Vallée de Joux

Pourquoi je vais voter pour Rebecca Ruiz et pourquoi vous devriez en faire autant?

Depuis trente ans, j’exerce une profession qui me passionne, d’abord comme infirmière et maintenant comme enseignante pour transmettre à nos jeunes étudiants le savoir infirmier.

Pendant toutes ces années, je n’ai pu que constater la dégradation de nos conditions de travail : manque de personnel, de reconnaissance du travail accompli, augmentation des besoins en santé de la population, complexification des pathologies et des prises en soins, horaires difficilement conciliables avec une vie de famille. J’ai vécu les changements de mission de notre hôpital, je me suis battue avec mes collègues pour qu’il subsiste.

Les infirmières tentent de s’associer pour faire entendre leur voix, avec peu de succès, ma foi.Et voilà qu’enfin une candidate au conseil d’Etat s’intéresse à notre problème et en fait un argument de campagne.

Vous me direz que sur le papier c’est facile…mais Rebecca Ruiz, depuis son entrée au conseil national en 2014, fait partie de la commission de la sécurité sociale et de la santé. Elle y est active et n’a de cesse de s’en référer à la base en participant régulièrement à la commission santé du parti socialiste vaudois. Elle est également présidente romande de la Fédération suisse des patients ce qui en fait une interlocutrice de choix et une personne de confiance pour défendre leurs intérêts.

Ses propositions s’adressent à tous :

  • Défendre un réseau d’hôpitaux publics forts pour garantir l’accès aux soins: inutile de vous expliquer les défis qui attendent notre hôpital et sa mise en réseau. Qui mieux pour défendre les avancées mises en place par M. Maillard, qu’une femme de sa lignée !
  • Répondre aux besoins croissants du vieillissement de la population: c’est donner des moyens pour épauler les proches aidants, former du personnel qualifié dans l’accompagnement de la personne âgée, développer les soins à domicile
  • Revaloriser les métiers de la santé et leurs conditions de travail: c’est enfin reconnaître la pénibilité de notre travail et le valoriser par un salaire qui donne envie aux jeunes de se lancer dans ces professions et ainsi pérenniser les soins à notre population. Il n’est pas un jour sans que j’apprenne qu’une infirmière arrête son métier pour se reconvertir, plutôt que de mettre sa propre santé en danger….
  • Améliorer la prévention tout en modérant les coûts: la prévention coûte nettement moins que des soins longs mais rapporte tellement moins à nos pharmas que cela n’intéresse pas nos politiques. De nombreuses études sont là pour démontrer l’importance de la prévention.

Alors pour pérenniser ce qui s’est fait pour notre hôpital, pour bénéficier de soins adaptés par du personnel qualifié lorsque vous en aurez besoin, je vous encourage à glisser le bon bulletin dans votre enveloppe et donner votre voix à Rebecca Ruiz.

Nathalie Blondel

 

Rebecca Ruiz au Conseil d’Etat, un gage de stabilité, de développement et de progrès social !

Le 17 mars prochain, aura lieu le premier tour de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat. Afin de maintenir la stabilité du canton et poursuivre le travail effectué depuis 2012, le Parti socialiste présente Rebecca Ruiz. Parmi tous les candidats, si elle n’est de loin pas la plus âgée, c’est assurément celle qui a la plus grande expérience politique. Conseillère communale, Députée au Grand Conseil et enfin Conseillère nationale depuis 5 ans, Rebecca Ruiz a connu tous les échelons de la politique helvétique.

Depuis qu’elle siège à Berne, elle s’est particulièrement investie pour la politique de santé, la défense des assuré(e)s et l’accès au soin pour tous. Elle est dans la droite ligne de Pierre-Yves Maillard et saura assurément poursuivre le travail effectué par ce dernier.

Élire Rebecca Ruiz le 17 mars prochain, c’est un gage de stabilité pour le canton et les politiques publiques engagées. Citons notamment en exemple le plafonnement des primes d’assurance maladie à 10% du revenu déterminant, le développement des transports publics (future gare du Day, RER Vaud), l’assainissement de la Caisse de pension de l’Etat de Vaud, Pro Interim et #Age50 deux projets pour faciliter l’emploi des chômeurs de plus de 50 ans, ou encore le programme FORJAD qui permet aux jeunes à l’aide sociale de faire une formation et de trouver un emploi. Par ailleurs, depuis que la majorité de gauche est au pouvoir, les investissements pour les Vaudoises et Vaudois ont augmenté de 35% et tout cela en maintenant des finances très saines.

Élire Rebecca Ruiz, c’est aussi éviter la double majorité de droite (Grand Conseil et Conseil d’Etat), ce qui laisserait un blanc-seing au PLR et à l’UDC pour entamer la privatisation des services publics (domaine de la santé), et pour couper dans les dépenses sociales qui bénéficient, en grande majorité, à nos aînés et aux familles (prestations complémentaires AVS, subside assurance-maladie, revenu d’insertion et participation cantonale à l’assurance chômage, subventions et aides aux personnes en situation de handicap, prestations sociales pour les familles, bourses d’études et d’apprentissage). Rappelons enfin qu’avec la majorité de droite au gouvernement et sous la direction d’un élu UDC, feu Jean-Claude Mermoud, le gouvernement cantonal n’a eu de cesse de reporter les charges cantonales sur les finances communales au début des années 2000. C’est cette politique qui a mis, aujourd’hui, de nombreuses communes dans une situation financière compliquée. C’est pourquoi le Conseil d’Etat actuel a décidé d’ouvrir les discussions afin de mettre en place une nouvelle péréquation intercommunale.

Pour que le canton continue à prospérer et que cette prospérité profite à tous, le PS Vallée de Joux vous encourage à élire Rebecca Ruiz au Conseil d’Etat vaudois.

Sébastien Cala                                                                                                                      Président PSVJ

 

 

 

Stop au mitage : une initiative idéologique et extrémiste…

Alors que les médias s’intéressent essentiellement à la campagne électorale pour le remplacement de Pierre-Yves Maillard au Conseil d’Etat, il ne faut pas oublier les objets de votation du 10 février prochain. Parmi ces objets soumis au peuple, on retrouve une initiative lancée par les Jeunes Verts, intitulée : « Stopper le mitage – pour un développement durable du milieu bâti », et qui pourrait avoir de graves conséquences pour l’avenir de la Suisse. En effet, le texte de l’initiative précise :

« La création de nouvelles zones à bâtir n’est admise que si une autre surface non imperméabilisée d’une taille au moins équivalente et d’une valeur de rendement agricole potentielle comparable a été déclassée de la zone à bâtir » (art. 75, al. 6).

En d’autres termes, il n’est plus possible pour les collectivités publiques de créer de nouvelles zones à bâtir. Cela ne laisse aucune marge de manœuvre et met le pays sous cloche alors même que la population, notamment dans le Canton de Vaud, ne cesse de croître. Quelles solutions resterait-il en cas d’acceptation de l’initiative par le peuple ? Densifier en construisant des bâtiments toujours plus haut et limiter l’accroissement de la population. Cela signifie également une pression toujours plus importante sur les logements et donc une hausse des loyers. Alors qu’il manque des places en EMS et que le vieillissement de la population n’est plus un secret pour personne, il est impératif de pouvoir construire de nouvelles structures d’accueil. La densification est, par ailleurs, bien plus complexe à mettre en œuvre en zone périphérique qu’en ville.

S’il est évident que la protection de la biodiversité et du paysage sont des éléments importants pour l’avenir de notre société, il apparaît néanmoins que la législation actuelle suffit amplement. Entre la LAT, qui met nombres de municipalités dans l’embarras, l’initiative contre les résidences secondaires, et l’Inventaire fédéral du paysage, l’aménagement du territoire est déjà très cadré. Le retard, voire l’abandon de plusieurs projets ces derniers temps à la Vallée de Joux en atteste.

De ce fait, je vous encourage, au nom du PS Vallée de Joux, à refuser cette initiative.

Sébastien Cala,                                                                                                                    Président PSVJ

Election complémentaire au Conseil d’Etat vaudois

Si les votations sont importantes, les élections le sont encore plus, car elles mettent en place des personnalités qui défendent dans leurs actions les valeurs fortes de leur parti.

L’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois le 17 mars prochain est cruciale : elle déterminera si la politique équilibrée menée ces dernières années avec un Grand Conseil à majorité de droite et un Gouvernement à majorité de gauche perdurera, pour le plus grand bien de la population de notre canton. Le « compromis dynamique », établi autour de Pierre-Yves Maillard et Pascal Broulis a très bien réussi aux vaudoises et vaudois. Alliant réduction de la dette, investissements dans les infrastructures, baisse d’impôt mesurée, compensée par un volet social : augmentations des allocations familiales, des bourses et baisse des primes d’assurance maladie par les aides complémentaires, ce « système vaudois » a l’avantage de repartir un peu mieux qu’ailleurs la richesse créée dans ce canton et réduire les inégalités. C’est le meilleur garant de la paix sociale.

En élisant Rebecca  Ruiz le 17 mars, nous assurons de garder ce même équilibre au Conseil d’Etat, pour le bien du canton et de sa population.

Venez faire connaissance de notre candidate vers La Poste du Sentier le samedi matin 23 février : c’est une personnalité solide, dont les convictions socialistes sont bien ancrées, que je vous recommande, car je la connais bien: elle m’a succédé avec brio au Conseil national.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale

Election cantonale : Poursuivons dans la stabilité au Conseil d’Etat vaudois avec Rebecca Ruiz !

Le 17 mars prochain, les Vaudois.e.s seront appelés aux urnes pour élire le ou la successeur.e.s de Pierre-Yves Maillard au Conseil d’Etat vaudois.

Cette élection partielle, à mi-législature, est cruciale, dans la mesure où le ou la futur.e élu.e devra composer avec un Gouvernement qui a su travailler en équipe dans le respect de l’intérêt général, depuis 2012.

Et la méthode choisie par le Gouvernement vaudois porte ses fruits : investissements massifs pour les transports publics et dans les diverses infrastructures, hausse des allocations familiales, augmentations des subsides pour les primes d’assurance-maladie, renforcement de l’insertion professionnelle pour les moins de 25 ans.

Face à la hausse démographique et au vieillissement de la population, les défis pour les prochaines années sont nombreux comme, par exemple, en ce qui concerne le maintien d’hôpitaux publics accessibles et performants, la réinsertion professionnelle des personnes de plus de 50 ans, le développement de politiques publiques favorisant la conciliation entre vie privée et vie professionnelle ou en ce quoi concerne notre politique énergétique.

Pour ce faire, la candidate Rebecca Ruiz, actuellement Conseillère nationale, saura relever le défi. Lors de ses mandats précédents (Conseillère communale, Députée au Grand Conseil), elle a su faire preuve de beaucoup d’initiatives tout en gardant un esprit conciliant.

Pour toutes ces raisons et dans un souci de stabilité, je ne puis que vous invitez à voter et faire voter Rebecca Ruiz le 17 mars prochain.

Nicolas Rochat Fernandez, député

 

 

 

Les liaisons TGV franco-suisses ne doivent pas sur résumer à Bâle et Genève !

Il y a quelques jours, la société « Lyria », société exploitant la liaison TGV Lausanne-Paris, annonçait la suppression d’un trajet quotidien aller-retour Lausanne-Paris via Vallorbe/Dijon sur les quatre actuellement en vigueur et ce, dès décembre prochain. Désormais, un train sur quatre passerait désormais par Genève.

Ainsi donc, Lyria tente – comme en 2011 – de faire dévier ses TGV par le trançon Lausanne–Genève, trançon déjà très saturé, au détriment de la ligne du Simplon. La décision de l’époque avait provoqué un tollé auprès des élu.e.s et des voyageurs qui – de justesse – avaient pu contraindre Lyria à faire marche arrière.

Cette décision est tout simplement incompréhensible au vu – non seulement de la saturation de la ligne Lausanne-Genève – mais aussi des millions investis par la Confédération pour rénover le trançon Dôle-Dijon. Au surplus, elle va à l’encontre des politiques du développement des agglomérations.

Des réactions se sont déjà faite entendre auprès des autorités politiques des deux côtés de la frontière (Conseil d’Etat vaudois et Conseil Régional Bourgogne-Franche-Comté). Ce mardi, le soussigné a déposé une résolution exprimant l’opposition totale à cette suppression. Quand bien même le vote du Grand Conseil n’est pas encore connu, à l’heure où le soussigné écrit ces lignes, l’ensemble des député.e.s du district Jura Nord vaudois la soutienne.

Cette bataille est importante, si l’on ne veut pas que le passage des lignes ferroviaires à grande vitesse franco-suisses se résume à Bâle et Genève.

Enfin et dans ces temps de grandes mobilisations en faveur du climat, l’utilisation de transports publics moins polluants que l’avion ne sera possible – uniquement – si l’on développe des offres attractives de proximité. Supprimer un trajet TGV Lausanne-Paris via Vallorbe, qui plus est à 7h du matin, ne s’inscrit définitivement pas dans cette vision… 

Nicolas Rochat Fernandez, député

 

Démagogie quand tu nous tiens….

En politique, les émotions sont parfois exacerbées, la passion, la volonté d’avoir raison, de convaincre prend le dessus sur la pensée et l’argumentation. La démagogie est souvent l’instrument employé pour convaincre les masses, un véritable outil de facilité dans le débat politique. Une fois qu’il n’y a plus d’arguments, certains se permettent de laisser transparaître des insinuations, accusent ou dégradent leurs adversaires politiques du moment pour tenter en vain – je l’espère – de convaincre la population de rallier leur cause.

La semaine dernière, un ancien Député, M. Gilbert Magnenat, en a abusé, au point qu’il est important de rappeler ici un des éléments essentiels du débat public : le respect d’autrui. En laissant apparaître certaines graves insinuations dans son article paru le 15 novembre et intitulé « Votations du 25 novembre et député fatigué ? », M. Magnenat a oublié qu’il s’adressait, non pas simplement à un élu politique, en la personne de Nicolas Rochat Fernandez, mais également à un citoyen, à un mari et surtout à un père d’une petite fille. On ne peut tolérer de pareils propos dans un débat public.

J’ose espérer qu’à l’avenir, ce genre d’insinuations sans aucun fondement, flirtant avec la calomnie, n’apparaîtront plus dans la Feuille d’Avis de la Vallée de Joux.

Au nom du PS Vallée de Joux                                                                                                Sébastien Cala, Président

Une question de repli identitaire…

Le 25 novembre prochain, nous nous prononcerons sur l’initiative dite « pour l’autodétermination ». De nombreux articles ont déjà été écrits à ce sujet. Les risques pour la Suisse sont dorénavant connus. Approuver cette initiative reviendrait en effet à remettre en cause nombre d’accords internationaux que la Suisse a ratifiés. Les associations des droits de l’homme, la grande majorité des partis politiques et les milieux économiques s’inquiètent des potentielles conséquences d’un oui le 25 novembre alors même que les problèmes causés par l’initiative du 9 février 2014 ne sont toujours pas réglés.

Au-delà des risques et des conséquences de cette initiative, il faut se demander quels sont les objectifs visés par l’UDC, parti qui a récolté les signatures nécessaires à la mise en votation de cette initiative. Les objectifs sont assez simples mais jamais clairement annoncés. Ce sont les mêmes que ceux de Marine Le Pen en France, d’Orban en Hongrie, de Bolsonaro au Brésil, de Salvini en Italie, de Duda en Pologne, d’Erdogan en Turquie ou de Trump aux Etats-Unis, à savoir : stigmatiser l’étranger pour expliquer les difficultés nationales ou régionales, s’attaquer à tout ce qui a été construit (structures et accords internationaux) depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale afin de déstabiliser et fragiliser soit l’Etat, soit les structures paraétatiques dans l’optique de favoriser les partis nationalistes. En contribuant à l’instabilité, à l’incertitude, à l’insécurité structurelle, ces partis, et l’UDC en tête, favorisent leur propre position sur le plan électoral. En effet, ne faisant aucune proposition mis à part le retour à une forme d’ordre passé, se présentant comme les garants des valeurs conservatrices, de la sécurité, ils apportent une fausse réponse aux craintes qu’ils ont eux-mêmes générées au sein de la population.

Dire oui à cette initiative le 25 novembre, c’est inscrire la Suisse dans les mouvements de repli identitaire qui traversent l’Europe et l’ensemble du monde occidental. Ces mêmes mouvements nationalistes qui, par certains aspects, rappellent ceux du début du XXe siècle et qui ont mené à de terribles conflits. Accepter cette initiative, c’est tout simplement mettre à mal les valeurs et les forces de la Suisse moderne afin de favoriser les desseins de quelques membres éminents de l’UDC, appâtés par le pouvoir. Membres qui, faisant partie des élites économiques du pays, seront de toutes façons à l’abri des conséquences mêmes de cette initiative…

Pour le bien de tous, le PS Vallée de Joux vous encourage vivement à voter contre l’initiative « pour l’autodétérmination ».

Sébastien Cala                                                                                                                    Président PSVJ

source : l’Affranchi

Le 25 novembre prochain : Non à la nouvelle base légale sur la surveillance des assuré.e.s

Avec la nouvelle base légale (art. 43a LPGA), toutes les assurances sociales auront la possibilité d’adopter des mesures de surveillance étendues sans que celles-ci soient soumises à l’approbation d’une autorité judiciaire. À l’avenir, les bénéficiaires de prestations des caisses maladie, de l’assurance-invalidité (AI), et de la Suva pourront être observés. La loi nous concerne donc toutes et tous, elle peut concerner chacune et chacun d’entre nous !

Cette modification légale – adoptée en catimini par les Chambres –  doit être refusée pour les raisons suivantes :

Des pouvoirs disproportionnés pour les compagnies d’assurance: Elles disposent de pouvoirs plus étendus et de moyens de surveillance des assuré-e-s plus importants que la police pour surveiller les terroristes. Contrairement à la police, elles peuvent, sans autorisation judiciaire, photographier ou filmer des gens sur leur balcon, dans leur jardin, ou même – depuis la rue – à leur domicile.

Une atteinte aux droits fondamentaux : La loi permet une observation très étroite, synonyme d’immixtion dans la sphère privée. Cela se passe sans qu’un tribunal ait à approuver ces « empiétements » au préalable. La lutte contre la fraude à l’assurance est une préoccupation majeure et les cas de fraude doivent être évités. D’ailleurs, les Cantons disposent déjà de moyens de contrôles efficaces (accès au compte bancaire, au fichier AVS notamment) qui ont condamnés les fraudeurs à rembourser les montants indûment touchés.

Au surplus, on relèvera que, si l’on considère le nombre total de prestations sociales versées, la perception injustifiée de prestations ne représente qu’une infime fraction. Prenons à titre d’exemple l’assurance invalidité : en 2016, il a été démontré qu’environ 1,9% d’un total de 9,2 milliards de francs suisses de prestations AI ont été perçus de manière injustifiée – les rentes ont ensuite été adaptées en conséquence

Voter contre cette modification, c’est aussi combattre l’arbitraire des assureurs dans certaines de leur décision de refus d’octroi de prestations aux assuré.e.s. En effet et cela a d’ailleurs été relevé par la Société vaudoise médecine, la fonction des médecins-experts/conseils des assureurs est problématique et doit être revue, exemple récent l’affaire de la Clinique Corela à Genève.

Pour toutes ces raisons votez et faites voter NON à la base légale pour la surveillance des assuré.e.s.

Nicolas Rochat Fernandez, député