29 mai 2020

YVERDON DEMAIN

La crise sanitaire du COVID-19 laisse place dans son sillon à une crise socio-économique, qui ne fait que commencer et qui risque malheureusement de durer. Beaucoup d’Yverdonnoises et Yverdonnois ont subi des pertes importantes de ressources, les plongeant dans une situation financière plus que difficile. Pour celles et ceux qui connaissaient déjà des fins de mois difficiles, les fins de mois sont devenues catastrophiques, ce qui a amené à une multiplication des demandes d’aide alimentaire. C’est effectivement incroyable que de parler d’aide alimentaire en Suisse et pourtant c‘est bien la réalité: certains de nos concitoyen-e-s n’ont pas de quoi se nourrir en suffisance. Aussi, aujourd’hui plus que jamais, nous devons être solidaires avec celles et ceux qui sont le plus démuni-e-s. Il n’est en effet pas admissible que dans notre ville des personnes ne puissent pas accéder aux produits de premières nécessité, faute d’argent: pas en Suisse, pas au 21ème siècle! Heureusement, il y a des associations caritatives, comme les cartons et jardins du coeur, qui viennent en aide à ces personnes. Or, ces associations ne peuvent à elles seules répondre à tous les besoins. D’ailleurs, récemment, les cartons et jardins du coeur ont fait un appel aux dons pour faire face à cette demande croissante. Leur action solidaire en faveur de celles et ceux qui sont dans le besoin doit être soutenue.

Le PSY demande un soutien accru aux Cartons du cœur pour qu’ils puissent faire face à la demande et que les besoins essentiels de tou-te-s soient couverts !

L’ampleur de la crise économique touche des catégories très nombreuses de la population et la sécurité matérielle des ménages s’est effondrée. Il est urgent d’agir pour venir soutenir celle-ci. A cet égard, un geste à tou-te-s les Yverdonnois-es serait le bienvenu.

  • Le PSY demande une exemption exceptionnelle de la taxe forfaitaire 2020 pour soulager le porte-monnaie de tou-te-s.
  • Cette exemption peut prendre la forme d’une rétrocession sous forme de bons à faire valoir dans les commerces ou les institutions culturelles yverdonnoises.

Durant cette période de semi-confinement, les familles, avec des enfants plus ou moins jeunes, ont été au front et se sont comportées de manière souvent exemplaire.

Des parents au four et au moulin, en travail ou télétravail, sans solution de garde puisqu’étaient fermées les structures d’accueil et inaccessibles les solutions grand-parentales, fermées également les écoles, ils ont dû parer au plus pressé, faire au mieux, comme ils le pouvaient. Ils ont dû « faire avec » ou plutôt « sans » !

Par leur absence, les structures d’accueil ont, paradoxalement, démontré toute leur importance et la nécessité urgente de faciliter rapidement leur accessibilité

Ces parents ont beaucoup attendu du retour à la normale, conscients cependant qu’un effort important leur serait encore imposé jusqu’à la fin de l’été. Les colonies et camps supprimés, les grands-parents de l’étranger empêchés de venir, l’été sera très difficile pour ces familles.

L’annonce du report de l’ouverture de l’UAPE est, à cet égard, une très mauvaise nouvelle que nous regrettons. Il est donc primordial que l’ouverture se fasse en janvier prochain comme annoncé par la Municipalité. Il est également urgent que la Municipalité renforce l’accessibilité des places d’accueil.

  • Le PSY demande un état des lieux précis des projets de construction de nouvelles places, notament pour atteindre les 100 nouvelles places en parascolaire promises.
  • Le PSY demande également une refonte du barème pratiqué par le RéAjy pour le rendre plus favorable aux classes moyennes inférieures.

La période d’enseignement à domicile a creusé les inégalités entre les élèves qu’il s’agit maintenant de combler. A cet égard, le PSY comprend les raisons qui ont conduit la Municipalité à ne pas rouvrir les devoirs accompagnés, mais le regrette. En effet, nous comprenons bien qu’une grande partie des accompagnantes et accompagnants relèvent de population à risque, il n’en reste que cette décision est regrettable pour l’égalité des chances.

Depuis le 11 mai, les enfants ont repris le chemin de l’école et leurs parents celui du travail sans avoir de solution pour pallier la suppression des devoirs accompagnés.

Parce que l’avenir de nos enfants nous tient particulièrement à coeur et que nous devons mettre tout en oeuvre pour assurer l’égalité des chances, le PSY souhaite que la Commune se dote de véritables devoirs accompagnés.

  • Le PSY demande une révision du statut des accompagnant-e-s pour les devoirs (salaire, formation, etc.) pour permettre de véritables devoirs accompagnés et renforcer l’égalité des chances.

La crise sociale et économique qui s’annonce à la suite de la crise Covid19 pourrait déployer ses effets sur plusieurs années. Les images que nous avons vues de personnes démunies faisant la queue pour obtenir de quoi nourrir leur famille nous ont tou-te-s touché-e-s. Et le dérèglement climatique et la crise environnementale frapperont les plus démuni-e-s les premier-e-s.

Une partie de la population d’Yverdon pourrait bien subir ces difficultés. La distribution des Carton du cœur palliera un peu. Mais demandons-nous comment notre ville peut se montrer plus solidaire.

Par exemple en faisant du domaine public et des espaces collectifs non seulement des lieux de loisirs, mais aussi des ressources pour ses habitants. Pourrait-on redonner aux jardiniers de la ville une mission nourricière :

· En lieu et place du gazon et des fleurs, des buttes de permaculture pour fournir des légumes en libre services dans les espaces verts, donnant accès aux familles qui n’en ont pas les moyens et n’ont pas de jardin à des légumes sains et bio.

· Plutôt que des étendues d’herbe aux Rives du lac, des vergers d’arbres fruitiers, d’arbustes à petits fruits, offrant ombre et nourriture.

On peut tout à fait allier productivité, respect de l’environnement et beauté d’une nature généreuse et foisonnante.

Ne pourrait-on faire du service des Travaux et de l’Environnement, plus particulièrement des jardiniers de la Ville un pôle de compétences et de soutien aux habitant-e-s des locatifs qui veulent créer des potagers urbains ou jardiner sur leur balcon ?

Cela permettrait de créer un environnement généreux et solidaire, de renforcer la cohésion sociale et le sentiment de tou-te-s d’appartenir à une communauté qui prend soin des plus démunis et qui a confiance dans sa capacité à être respectueux des plantations et à prendre soin de leurs concitoyens.

Ces mesures contribueront à la végétalisation de la ville indispensable à la prévention et à la diminution des îlots de chaleur urbains résultant du dérèglement climatique et à capturer les émission de CO2, mais aussi à améliorer la qualité et la convivialité de ces espaces, la cohésion sociale et le bien-être : planter, multiplier et faire croître des rangées d’arbres toits et murs végétalisés et façades vertes, riches en fruits, légumes, et en biodiversité, partout où possible, faire d’Yverdon-les-Bains Yverdon-les-Bois et améliorer la qualité de vie de tou-te-s.

  • Pour lutter contre les îlots de chaleur, mais aussi pour rendre des fruits et des légumes accessibles à tou-te-s, le PSY souhaite accélérer la végétalisation de la ville.

600 livraisons en deux semaines : le succès immédiat du système de livraison « Ville d’Yverdon solidaire » a démontré l’utilité d’un tel service pour les personnes âgées et vulnérables. Ce service a aussi permis à onze petits commerçants de participer à un système de livraison sans le poids administratif et logistique qu’il aurait pu représenter. Enfin, il a développé les valeurs de solidarité et d’entraide mutuelle en faisant appel à un réseau de bénévoles, individuels ou associatifs. Il semble aujourd’hui impensable de ne pas faire perdurer cette belle expérience sous une forme ou une autre tant ses avantages sont nombreux.

  • Pour nos commerçant-e-s et pour les personnes à mobilité réduite, le PSY souhaite pérenniser la démarche « Ville d’Yverdon solidaire »