Respecter l’indépendance de la presse…

et ne pas diriger une municipalité comme une monarchie !

Fortement mobilisés ces quatre derniers jours autour de ce que d’aucuns ont appelé « l’affaire Gebhard », le Parti Socialiste et Les Verts yverdonnois considèrent la mise au point faite par les Municipaux/ale de gauche comme absolument nécessaire : un pouvoir politique n’a pas à exercer une pression financière sur le contenu rédactionnel d’un journal ! La dimension politique de cette affaire démontre également que le syndic doit urgemment réapprendre à fonctionner de manière collégiale.

La gauche yverdonnoise et les très nombreux soutiens témoignés lors du rassemblement organisé vendredi dernier en moins de 24h et via la pétition qui comporte déjà plus de 700 signaturesestime qu’il est absolument intolérable qu’une quelconque pression ait pu être exercée par la Municipalité sur le journal La Région afin d’influer le contenu rédactionnel de celui-ci.

La presse nous informe que le courrier signalant l’insatisfaction municipale était assorti d’une manœuvre de rétorsion consistant à retirer à La Région le soutien financier important représenté par la parution de Rive Sud.

Nous ne pouvons imaginer que nos représentants se soient faits complices de cette atteinte à l’indépendance de la presse et du manque total de respect du contenu rédactionnel d’un journal. Nous respectons profondément le rôle des médias, la liberté de la presse et la liberté d’informer et nous ne pouvons tolérer que des pressions soient exercées de quelque manière que ce soit.

C’est pourquoi la clarification effectuée par les Municipaux et la Municipale de gauche était absolument nécessaire : ils et elle n’ont jamais validé un lien entre insatisfaction et pression financière. Ce lien est grave, tout comme il est grave que le syndic l’ait fait sans consulter ses collègues.

Cette manière de procéder interroge sur le mode de fonctionnement de la Municipalité et sur la gouvernance de notre ville. Elle donne l’impression d’un syndic qui gère la Municipalité plus comme une monarchie que comme l’assemblée collégiale qu’elle est et doit être, et ce avec des résultats désastreux à la clef, tels que dégât d’image et rupture de confiance en les édiles. Cette affaire aurait pu être l’occasion de remettre à plat processus décisionnel de la Municipalité. Or, la manœuvre du syndic visant à faire verrouiller par ses collègues a posteriori une décision qu’il avait prise seul n’est pas un signe encourageant. De ce fait, la décision prise par les Municipaux et la Municipale de gauche apparaît comme entièrement justifiée

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