Le PS Vallée de Joux dit oui à Eoljoux !

Réunis en assemblée générale au mois de novembre 2015, les membres du PS Vallée de Joux ont décidé de soutenir à une large majorité le projet de parc Eolien aux Grands Plats de Bise et il en va de même aujourd’hui. Si des interrogations subsistent quant à l’organisation et au financement d’Eoljoux SA, il est clair que ce projet est un pas dans la bonne direction pour les générations futures. La stratégie énergétique 2050, voulue par le Conseil et par les Chambres fédérales, demande la réduction de la consommation d’énergies fossiles et nucléaires. Eoljoux est assurément inscrit dans cette perspective et c’est avec l’accumulation de projets de ce genre – que ce soit dans l’éolien, le solaire, l’hydraulique, la biomasse, etc. -, couplés à la réduction de la consommation énergétique, que la Suisse pourra maintenir ses objectifs et ainsi contribuer au ralentissement du réchauffement climatique.

Le 25 septembre, nous serons confrontés à un choix de société. Eoljoux est en effet un pas de plus vers la transition énergétique, passage obligatoire pour l’avenir des futures générations. Il est normal que cela soulève des inquiétudes. Derrière tout grand projet, il y a une part d’incertitude, une part d’inconnu qu’il n’est pas toujours facile à appréhender. Le chemin de fer ou le Centre sportif sont des exemples de projets qui, dans le passé, ont également soulevé les craintes ainsi qu’une certaine opposition au sein de la population combière et dont aujourd’hui tout le monde se réjouit de l’aboutissement. C’est pour cela que le Conseil communal, et notamment le groupe socialiste et alliés, a demandé le référendum spontané, afin qu’un débat puisse avoir lieu.

Avec Eoljoux, la Vallée de Joux produirait plus d’électricité dite « renouvelable » qu’elle n’en consomme, et deviendrait un exemple pour le reste du Canton et de la Suisse. Cela passe bien entendu par quelques sacrifices, et notamment un certain impact sur le paysage des Grands Plats de Bise, pour les deux côtés de la frontière. Chacun est libre de pondérer ces désagréments et de choisir de soutenir ou non Eoljoux. Pour le PS Vallée de Joux, Eoljoux présente plus d’aspects positifs que négatifs et s’inscrit dans une perspective de développement en adéquation avec les enjeux actuels et futurs en terme d’énergie et d’écologie.

C’est pour cela qu’au nom du PS Vallée de Joux, je vous encourage à dire oui à Eoljoux le 25 septembre prochain.

Sébastien Cala

Président du PS Vallée de Joux

Reprenons nos sources d’énergie en mains !

Le combat qui est mené actuellement autour des sources d’énergie est un combat de titans. Les grands consortiums énergétiques mondiaux, européens ou nationaux ont mis en place au cours du dernier siècle des systèmes de production très centralisés, basés sur le charbon, le pétrole, le nucléaire. Les énergies fossiles ne seront pas infinies, les gaz qu’elles produisent sont en grande partie responsables de l’effet de serre qui induit les changements climatiques ; leur production et leur prix sont fortement dépendants des aléas géopolitiques.  Ainsi le coût de l’énergie électrique est actuellement bas, faisant douter même de nos barrages alpins… Cette baisse due à la surproduction par le charbon, très polluant sera de courte durée, même la Chine se prépare à lui tourner le dos, car ses villes et ses zones industrielles suffoquent dans la pollution. Quant aux déchets de l’énergie nucléaire, aucune solution sérieuse n’a été trouvée, ils poseront des problèmes d’entreposage pendant encore des siècles …

La conversion aux énergies renouvelables apparaît donc logique, indispensable et porteuse d’avenir. Emboitant le pas des autorités fédérales qui ont décidé d’amorcer le tournant énergétique, de nombreuses communes ont lancés des projets locaux d’énergies renouvelables : encourager les économies d’énergie à tous niveaux, favoriser les panneaux solaires thermiques et photovoltaïques et l’utilisation du bois produit dans nos forêts pour le chauffage à distance, et construire des éoliennes : ces projets sont les différentes facettes complémentaires d’une politique énergétique cohérente pour le futur de nos régions.  C’est la meilleure façon d’assurer une sécurité énergétique pour nos populations, par une production durable, locale et en mains publiques.

Inutile de dire qu’un tel changement de paradigme ne va pas sans heurt ! Et les premiers qui ne voient pas d’un bon œil ces initiatives locales sont ceux qui risquent de perdre leur pouvoir dans cette mutation : les grandes entreprises de production centralisée, l’énergie nucléaire en tête…

J’ai siégé sept ans à Berne ; les tenants du profit immédiat, chantres du libéralisme débridé,  défenseurs du lobby nucléaire en tête se battent avec énergie ( !) contre les mesures d’encouragement aux énergies renouvelables proposées par le Conseil fédéral ! Ces mêmes milieux jouent de leur influence sur le plan local en intervenant dans les régions pour susciter une opposition systématique et féroce aux éoliennes.  Sous couvert de défense du paysage, ils organisent leur travail de désinformation, entraînant dans leur sillage des amoureux de la nature qui rêvent de décroissance, nostalgiques de la vie d’antan… Ce n’est pas le moindre des paradoxes !

A la Vallée, accepter le projet « Eoljoux »  le 25 septembre, c’est construire un avenir responsable et renouvelable ; c’est refuser d’être livrés pieds et poings au pouvoir des grands consortiums énergétiques; c’est reprendre en main la destinée énergétique de la région, pour ses habitants et pour l’avenir.  Le moment est venu de faire cadeau à nos enfants de cette énergie du vent, que la nature nous sert sur un plateau, qu’elle renouvelle sans effort et sans pollution.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale, le Sentier

Le Conseil Communal du Chenit dit oui à Eoljoux et demande le référendum populaire

Après plus de 3h30 de débats intéressants et majoritairement constructifs, les conseillers communaux de la Commune du Chenit ont accepté le préavis du nouveau plan partiel d’affectation (PPA) des Grands plats de bise. Le PPA a été accepté à bulletin secret par deux tiers de l’assemblée législative. Cette étape ne signifie cependant pas que le projet Eoljoux verra le jour. Il faudra attendre que le peuple se prononce puisque une petite majorité des membres du Conseil communal – notamment une très grande partie des membres du groupe « socialiste forum de gauche » – a souhaité demandé l’avis de la population pour valider ce PPA. Il faut en effet relever que l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de donner l’accord pour implanter sept éoliennes de plus de 200m sur les Grands plats de bise.

Le paysage étant un bien esthétique et patrimonial commun, il semblait logique que la population ait le droit de se prononcer sur un tel projet. Le référendum spontané permettra par ailleurs d’apaiser les tensions et les clivages au sein de la population en donnant l’opportunité à tout le monde de s’exprimer dans les urnes. Le PS Vallée de Joux se réjouit en tout cas des choix du Conseil communal du Chenit.

Si le PPA est validé par la population alors il faudra encore attendre la décision du Conseil fédéral quant à la sortie des Grands plats de Bise de l’Inventaire fédéral des paysage (IFP) qui empêche pour l’instant la réalisation de ce projet. Les démarches jusqu’à une éventuelle concrétisation du projet sont encore nombreuses, il faudra donc patienter quelques années avant d’avoir une décision finale concernant le projet Eoljoux.

EOLJOUX : Nous y croyons toujours et vous ?

Tout le monde a pris connaissance ces derniers jours de l’intervention du Sénateur Bailly devant le Sénat français ainsi que les menaces de l’avocat conseil de l’Association « SOS Vent d’Amont », avec en filigrane une mise en scène des plus dramatiques comme savent si bien le faire certains médias.

A ce stade, on ne peut que se demander si l’élu a bien conscience des conséquences de son intervention parlementaire sur les bonnes relations entre nos régions voisines. En ce qui concerne le second, il a vraisemblablement oublié un principe fondamental du métier d’avocat : le respect des délais pour faire opposition à une décision. En effet, le délai pour faire opposition au plan partiel d’affectation du présent projet est échu depuis bien longtemps…Pour le surplus, un abonnement à la Feuille d’Avis officielle du Canton de Vaud n’est pas de trop lorsque l’on pratique le droit administratif.

Dans tous les cas une chose est certaine, on ne pourra pas reprocher aux promoteurs de ce projet – projet à plus de 90 % en mains publiques rappelons-le – d’avoir fait preuve d’un manque de transparence depuis 2005…

En effet, de nombreuses soirées publiques ont été organisées et même en France voisine, plusieurs séances avec les Services de l’Etat, les associations de protection de la nature et du paysage se sont également tenues sans oublier les différentes études d’impact sur l’avifaune, le nuisances sonores, etc… Enfin, un site internet sous forme de forum est en ligne depuis plusieurs années.

Le nombre de consultations formelles et informelles pose presque la question de savoir si finalement il n’y a pas eu trop de consultations…L’Histoire nous le dira mais dans tous les cas, on ne peut que saluer ce soucis de communiquer et de porter un projet rassembleur.

Sur le fond, rappelons que le défi énergétique représente un des défis les plus importants pour ces prochaines années, au vu des objectifs de la Confédération afin de sortir du nucléaire.

Ainsi, les trois communes combières propriétaires de la SEVJ ont donc été pionnères en Suisse, lorsqu’elles ont mandaté la SEVJ, il y a plus de dix ans, afin de valoriser au mieux les énergies renouvelables pour la région. Comme pour la mise sous terre des lignes électriques il y a environ 25 ans, la Vallée fait figure de région novatrice.

Le projet EOLJOUX fait une pesée d’intérêt rigoureuse entre la nécessité plus qu’urgente de développer les énergies renouvelables et la protection des sites naturels. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que la Confédération voulait construire des installations militaires à quelques  kilomètres du site EOLJOUX…il n’y pas si longtemps.

Pour les détails du projet, je ne souhaite pas ici répéter ce qui a déjà été dit, mais seulement souligner que le choix de l’exploitation des crêtes – pourtant plus ventées – a été écarté. La décision a donc été prise de valoriser les vents des plateaux intermédiaires situés entre la crête et le fond de la Vallée, tout en maintenant de bonnes conditions de vent et lesdites éoliennes éloignées des habitations et des regards.

On pourra toujours tergiverser à satiété sur l’esthétique d’une éolienne, de son impact sur le paysage, etc…En effet, c’est une vérité de la palice que de dire qu’une constrcution produit un impact visuel sur l’environnement de son implantation.

Mais ne vaut-il pas mieux réfléchir sur la véritable plus-value qu’apporte le projet EOLJOUX pour les générations futures ? Ou peut-être se concentrer sur les solutions en vue de diminuer la production de CO2 pour notre région ? Ou alors pour les personnes soucieuses de la protection du paysage, trouver des pistes pour maintenir des habitations davantage en harmonie avec le paysage ?

Voilà les vrais enjeux pour l’avenir en matière de développement durable !

EOLJOUX nous y croyons et vous ? En effet, il faut y croire tous ensemble, car la sortie du nucléaire c’est demain et la position du « ni oui ni non mais bien au contraire » est néfaste pour l’avenir de notre région et pour les générations futures !

Nicolas Rochat Fernandez, député

Fiers, indépendants, et constructeurs d’avenir !

De nombreuses guerres actuelles ont pour mobile principal la supprémacie sur les matières premières, en particulier les énergies fossiles (Irak, Lybie, Afrique des grands lacs, Ukraine/Russie,…). Ces situations doivent nous interpeler fortement, nous autres suisses, si fiers de notre indépendance et de notre « neutralité ». Si nous ajoutons à ces situations conflictuelles les détériorations sévères de l’environnement dues aux industries énergétiques (marées noires, gaz de schistes, …), nous devons penser l’avenir énergétique différemment et appliquer à ce domaine déterminant ce que la Suisse a si bien su faire dans d’autres domaines grâce à son fédéralisme et à son amour de l’indépendance.  L’avenir énergétique sera durable si la production s’appuie sur une multitude de sources locales, gérées au plus près des populations, qui peuvent rester maîtresses de leur production et de leur commercialisation.  Cela demande une nouvelle manière de penser, la réalisation d’un réseau interconnecté et complémentaire, avec le gros avantage de ne plus avoir tous les œufs dans le même panier.  Les quelques projets éoliens en gestation dans le district Jura-Nord vaudois entrent dans cette nouvelle dynamique.

Les adversaires, dont un certain nombre sont des activistes non habitants des régions concernées, s’agitent contre tous les projets éoliens, sans distinction.

Dire que l’éolien n’est pas rentable, ou produit trop peu, c’est oublier que jusqu’ici les coûts réels de l’énergie n’ont pas été pris en compte correctement ; le démantèlement prochain des centrales nucléaires réservera de très mauvaises surprises à cet égard…  L’avenir énergétique est dans une diversification maximale, économie d’énergie par l’innovation et les isolations de bâtiments, solaire thermique et photovoltaïque, énergie hydraulique et éolienne, bois de chauffe, ….

Chers habitants du Nord vaudois, prenez votre destin en main, participez positivement à la construction de notre avenir, ne cédez pas aux sirènes des personnes qui refusent tout progrès et n’analysent pas l’ensemble de la problématique. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », Les projets éoliens locaux sont de ces petits ruisseaux dont nous avons la responsabilité si nous voulons rester fiers et indépendants et agir pour un avenir durable.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale

A l’image du PSVJ, Josiane Aubert prend position en faveur d’Eoljoux!

Combiers, restez fiers et indépendants tout en construisant l’avenir !

Depuis des siècles, les combiers sont fiers de leur coin de pays, attachés à leur verte vallée, à nulle autre pareille. Ce qui ne les a pas empêché d’être inventifs, ingénieux et de porter loin la réputation de la Vallée grâce aux magnifiques montres qu’ils ont confectionnées avec amour du travail bien fait et savoir-faire exceptionnel. Une telle réussite est due à un savant mélange entre indépendance tenace, ancrage solide dans les racines jurassiennes, et ouverture sur le vaste monde. Nous avons la responsabilité de tout faire pour maintenir ces ingrédients, pour l’avenir de notre belle région et de ses habitants. Conscients que le monde du XXIe siècle est global, les défis sont immenses, mais nous pouvons y faire face, à condition de nous en donner les moyens.  Le projet Eoljoux est un de ces moyens : il permettra à notre Vallée de produire, bon an, mal an, la quantité d’énergie électrique dont notre population et nos industries ont besoin ; en d’autres termes, il apportera à la région une relative indépendance en production électrique.

Lorsqu’on voit que de nombreuses guerres actuelles ont pour mobile principal la supprémacie sur les matières premières et l’énergie (Irak, Lybie, Afrique des grands lacs, Ukraine,…), lorsqu’on observe les détériorations sévères de l’environnement dues aux industries énergétiques (marées noires, gaz de schistes, …), on doit penser l’avenir énergétique différemment et appliquer à ce domaine déterminant ce que la Suisse a si bien su faire dans d’autres domaines grâce à son fédéralisme et à son amour de l’indépendance.  L’avenir énergétique sera durable si la production s’appuie sur une multitude de sources locales, gérées au plus près des populations, qui peuvent rester maîtresses de leur production et de leur commercialisation.  Cela demande une nouvelle manière de penser, la réalisation d’un réseau interconnecté et complémentaire, avec le gros avantage de ne plus avoir tous les œufs dans le même panier.  Eoljoux entre dans cette nouvelle dynamique.  Eoljoux, faut-il le rappeler, est un projet public, puisqu’il est en main des trois communes de la Vallée et de la SEVJ, Société électrique de la Vallée de Joux, elle-même entièrement propriété des communes. Le contrôle démocratique est donc garanti.

Les adversaires, dont un certain nombre sont des activistes non combiers qui s’agitent contre tous les projets éoliens, font mention de l’IFP, inventaire fédéral du paysage, dont le pâturage des Grands Plats fait partie.  Il faut rappeler à cet égard que cet inventaire a été élaboré dans les années 70, avant qu’on ne parle de la première éolienne sur territoire suisse. Les trois communes de la Vallée, parmi les plus grandes communes forestières de Suisse, sont en zone de protection maximale, entre les hauts marais et l’IFP. Ne reste que les zones villages, impropres à l’implantation d’éoliennes.  Demander de sortir un pâturage de l’IFP ( moins d’1 % de la surface IFP de la Valléé) pour permettre à notre région de participer à l’effort d’indépendance énergétique de la Suisse est un acte citoyen et responsable. Il ne mettra en danger ni la protection ni la beauté de nos forêts et pâturages, mais il donnera aux futures générations de combiers un outil pour poursuivre une vie agréable et des activités économiques responsables pour le bien de la région.

Dire que l’éolien n’est pas rentable, ou produit trop peu, c’est oublier que jusqu’ici les coûts réels de l’énergie n’ont pas été pris en compte correctement ; le démantèlement prochain des centrales nucléaires réservera de très mauvaises surprises à cet égard…  L’avenir énergétique est dans une diversification maximale, économie d’énergie par l’innovation et les isolations de bâtiments, solaire thermique et photovoltaïque, énergie hydraulique et éolienne, bois de chauffe, ….    Chers combiers, participez positivement à la construction de notre avenir, ne cédez pas aux sirènes des pétitionnaires qui refusent d’analyser l’ensemble de la problématique. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », Eoljoux est un de ces ruisseaux dont nous avons la responsabilité.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale