Pour soutenir le dynamisme économique de la Suisse, dites oui au projet FORTA et non à la RIE III !

Dimanche, le peuple devra entre autres se prononcer sur le Fond pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA). Cet objet de votation est particulièrement important pour notre canton. En effet, l’Arc lémanique et la métropole lausannoise en particulier connaissent une forte croissance démographique et économique. Ce dynamisme est profitable à l’ensemble du canton et de la Suisse romande. Pour maintenir la bonne santé économico-industrielle de notre région, mais également de l’ensemble de la Suisse, il est nécessaire de développer les infrastructures de mobilité essentielles aux PME et aux usagers. De ce fait, il est indispensable d’investir dans nos infrastructures routières et notamment dans notre réseau autoroutier qui date des années 1960’, époque où le parc automobile suisse était très largement inférieur à ce qu’il est aujourd’hui. Cela se remarque aux abords des grandes agglomérations suisses. Qui ne s’est en effet pas retrouvé à l’arrêt lors de ralentissements entre Lausanne et Genève ou Yverdon-les-Bains ? La situation est identique, voire pire dans les agglomérations bernoises et zurichoises.

Après avoir assuré le développement de notre réseau ferroviaire via le projet ferroviaire FAIF en 2014, il est temps d’assurer le développement de notre réseau routier en acceptant le fond routier FORTA. Cette proposition a également l’avantage de soulager les cantons en confiant l’entretien de 400 km de routes cantonales à la Confédération, ce qui entraînera des baisses non négligeables de frais de fonctionnement pour les cantons, élément profitable aux régions périphériques comme la nôtre.

Enfin, il n’est pas sans intérêt de rappeler ici que pour financer FORTA et tous les autres projets d’infrastructure à venir, il faudra que les finances fédérales soient solides. Or pour cela, il faut une révision de l’imposition des entreprises cohérente et équilibrée. Ce que le Parlement et le Conseil fédéral ne nous proposent pas aujourd’hui avec la RIE III. Si nous voulons renforcer la bonne santé économico-industrielle de la Suisse en investissant dans des infrastructures d’avenir, tout en maintenant et en améliorant les prestations étatiques (formation, accueil de la petite enfance, santé, soins, sécurité, etc.), il est primordial d’assurer des rentrées fiscales adéquates pour l’Etat. Or, si la RIE III est acceptée dimanche, c’est l’imposition sur le revenu qui augmentera ou les prestations qui diminueront. Dans tous les cas, c’est la classe moyenne et les plus démunis qui en payeront les conséquences.

Pour toutes ces raisons, le PS Vallée de Joux vous encourage vivement à soutenir FORTA et à rejeter la RIE III.

                                                                                              Au nom du PS Vallée de Joux

                                                                                              Sébastien Cala, Président

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Le 12 février prochain: OUI à des logements abordables! OUI à la LPPPL!

Votations du 12 février 2017

Voilà plus de 20 ans que le canton de Vaud, villes comme campagnes, vit une crise du logement tant quantitative que qualitative, marquée par la rareté des biens à disposition sur le marché locatif, mais aussi et surtout par leur inadéquation avec les besoins de la majorité de la population. Ces dernières années les promoteurs ont construit de trop nombreux appartements de haut standing, qu’ils proposent souvent à la vente, ou à des prix inaccessibles pour la classe moyenne. Pour venir à bout de la crise du logement, et permettre à chacun de trouver un logement adapté à ses besoins et à ses moyens, il faut donc construire plus et construire mieux!

C’est pour cela que le Conseil d’Etat et le Grand Conseil ont élaboré une «Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif» (L3PL), qui offre de nombreux outils aux communes et investisseurs pour construire davantage de logements correspondant aux besoins de la population vaudoise. Cette loi est aujourd’hui attaquée par un référendum lancé par les milieux immobiliers, qui ont tout à perdre d’une fin de cette pénurie.

• Construire des logements adaptés aux besoins de tous! La loi crée une nouvelle catégorie de Logements d’Utilité Publique (LUP), les Logements à Loyers Abordables (LLA), caractérisés par des surfaces de logement rationnelles et un loyer plafonné, ce qui les soustrait à la spéculation. Il ne s’agit pas de logements subventionnés, mais tout simplement de 3 ou 4 pièces à des prix raisonnables, qui font justement défaut sur le marché du logement! Les communes pourront fixer dans leurs plans d’affectation des quotas pour ces types de logement, mais aussi pour les logements pour les aînés, les étudiants, etc. En un mot, elles pourront ainsi offrir à leur population des logements adaptés aux besoin de tous, et permettre ainsi par exemple aux jeunes de rester vivre dans les villes et villages qui les ont vus grandir.

• Rénover des logements en maintenant des loyers abordables! La L3PL donne des outils aux collectivités publiques pour préserver dans sa substance le parc locatif existant et limiter l’envol des loyers. La loi n’empêche aucunement les rénovations et transformations d’immeubles mais veille à ce que celles-ci soient en phase avec les besoins de ses occupants et qu’elles n’amènent pas de hausses de loyer injustifiées.

Pour toutes ces raisons, votez et faites voter OUI à la LPPPL le 12 février prochain!

Nicolas Rochat Fernandez, député

Votations du 12 février 2017

Voilà plus de 20 ans que le canton de Vaud, villes comme campagnes, vit une crise du logement tant quantitative que qualitative, marquée par la rareté des biens à disposition sur le marché locatif, mais aussi et surtout par leur inadéquation avec les besoins de la majorité de la population. Ces dernières années les promoteurs ont construit de trop nombreux appartements de haut standing, qu’ils proposent souvent à la vente, ou à des prix inaccessibles pour la classe moyenne. Pour venir à bout de la crise du logement, et permettre à chacun de trouver un logement adapté à ses besoins et à ses moyens, il faut donc construire plus et construire mieux!

C’est pour cela que le Conseil d’Etat et le Grand Conseil ont élaboré une «Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif» (L3PL), qui offre de nombreux outils aux communes et investisseurs pour construire davantage de logements correspondant aux besoins de la population vaudoise. Cette loi est aujourd’hui attaquée par un référendum lancé par les milieux immobiliers, qui ont tout à perdre d’une fin de cette pénurie.

• Construire des logements adaptés aux besoins de tous! La loi crée une nouvelle catégorie de Logements d’Utilité Publique (LUP), les Logements à Loyers Abordables (LLA), caractérisés par des surfaces de logement rationnelles et un loyer plafonné, ce qui les soustrait à la spéculation. Il ne s’agit pas de logements subventionnés, mais tout simplement de 3 ou 4 pièces à des prix raisonnables, qui font justement défaut sur le marché du logement! Les communes pourront fixer dans leurs plans d’affectation des quotas pour ces types de logement, mais aussi pour les logements pour les aînés, les étudiants, etc. En un mot, elles pourront ainsi offrir à leur population des logements adaptés aux besoin de tous, et permettre ainsi par exemple aux jeunes de rester vivre dans les villes et villages qui les ont vus grandir.

• Rénover des logements en maintenant des loyers abordables! La L3PL donne des outils aux collectivités publiques pour préserver dans sa substance le parc locatif existant et limiter l’envol des loyers. La loi n’empêche aucunement les rénovations et transformations d’immeubles mais veille à ce que celles-ci soient en phase avec les besoins de ses occupants et qu’elles n’amènent pas de hausses de loyer injustifiées.

Pour toutes ces raisons, votez et faites voter OUI à la LPPPL le 12 février prochain!

Nicolas Rochat Fernandez, député

Réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) fédérale: NON, pas comme ça!

Votations du 12 février 2017

Le peuple vaudois a, dans sa grande sagesse, accepté massivement (87%) la RIE III cantonale, car celle-ci met en place une fiscalité équitable entre les entreprises étrangères et suisses, et assure des compensations pour la cohésion sociale et une meilleure répartition des richesses dans le canton.

Il en va tout autrement dans la loi fédérale concoctée sous la coupole à Berne. Si l’intention de départ est bonne: suppression des forfaits fiscaux octroyés aux grandes entreprises internationales et mise en place d’un même taux de fiscalité pour toutes les entreprises, la loi ne comporte aucune compensation sociale et, plus grave, elle introduit de nouveaux tours de passe-passe qui permettront aux plus grandes entreprises de déduire des sommes importantes aux impôts, tels que la «patent-box», la «déduction de 150% des sommes investies dans Recherche et Développement, et «impôt sur le bénéfice corrigé des intérêts», encourageant à nouveau la concurrence fiscale entre les cantons.

Il faut bien comprendre quelles entreprises sont avant tout concernées par cette réforme: en Suisse, plus de 80% des entreprises qui forment le tissu économique concret du pays ne paient pas d’impôt sur le bénéfice, vu qu’elle ne font pratiquement pas de bénéfice, mais font vivre leur propriétaire et leur personnel. Toutes ces entreprises ne seront pas touchées par une baisse de la fiscalité prévue dans cette RIE III.

Par contre, les astuces de déductions favorisant les grandes entreprises auront pour conséquence de grandes pertes fiscales qui se comptent par milliards, et impacteront la Confédération, les cantons et les communes. Toutes les communes seront concernées, même celles qui n’ont pas de telles entreprises sur leur territoire, par la péréquation entre communes. Elles seront alors devant le choix suivant: baisser les prestations à la population et mettre à mal la cohésion sociale, ou augmenter les impôts des personnes physiques, touchant ainsi en priorité la classe moyenne qui a déjà vu son pouvoir d’achat diminué ces dernières années.

Pour toutes ces raison, disons NON à la RIE III et renvoyons le paquet au Parlement fédéral avec mission d’équilibrer rapidement cette réforme qui doit supprimer les forfaits fiscaux, ce que nous demandons depuis longtemps.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale

Troisraisons pour voter OUI à la sortie programmée du nucléaire le 27 novembre prochain!

1. Le nucléaire n’est plus fiable

Depuis 19 mois, la centrale nucléaire Beznau I est à l’arrêt, rejointe maintenant par celle de Leibstadt, plus puissant réacteur du pays, à l’arrêt jusqu’en février au moins. Ainsi, nous passerons l’hiver 2016-2017 avec près de 50% de la production nucléaire à l’arrêt. Le vieillissement des centrales augmentera la fréquence et durée de ces arrêts prolongés. Mieux vaut une sortie par étapes du nucléaire qu’une agonie dangereuse et déficitaire!

2. Les renouvelables s’imposent

Les opposants à l’initiative craignent que l’arrêt des trois plus petites centrales nucléaires du pays en 2017 pourrait entraîner l’importation d’électricité sale issue de centrales à charbon, ou, pire, des pénuries. Il n’en est rien. Ces 3 réacteurs produisent un peu moins de 6 TWh par année. Or de nouvelles installations de production renouvelable se construisent en Suisse. Elles produisent déjà près de 3,4 TWh par année. A cela s’ajoutent les capacités renouvelables développées par les entreprises électriques suisses à l’étranger, qui représentent déjà 6,5 TWh.

Enfin, au niveau européen, chaque 18 jours l’équivalent d’une centrale comme Mühleberg se construit en renouvelable.

3. Pas d’importation de courant sale

Les opposants à l’initiative s’inquiètent de voir le niveau d’importation de courant électrique sale augmenter en cas de succès devant le peuple. En réalité, pour remplacer la fermeture de Beznau II et Mühleberg, nous pourrons débloquer les 40’000 projets en attente RPC à Berne. Il est possible d’importer provisoirement du courant renouvelable, notamment celui produit à l’étranger par Axpo et Alpiq ou de l’hydraulique abondant en Autriche, Italie et même en France. Importer du renouvelable coûtera moins cher que le courant nucléaire suisse. Sortir du nucléaire, par étapes, d’ici 2029 n’implique donc ni pénurie ni importation de courant produit à partir du charbon.

Pour toutes ces raisons, votez et faites voter OUI à l’initiative sur la sortie programmée du nucléaire le 27 novembre prochain!

Nicolas Rochat Fernandez, député

Acceptons AVS+ pour lutter contre les grandes différences des rentes de vieillesse entre femmes et hommes !

En moyenne, les rentes des femmes sont de 37 % inférieures à celles des hommes, ce qui correspond à près de 20’000 francs par année. C’est le constat auquel parvient une étude publiée le 12 juillet 2016, réalisée sur mandat de l’Office fédéral des assurances sociales et du Bureau fédéral de l’égalité. C’est la première fois qu’une étude systématique et globale examine l’écart qui existe en Suisse entre les rentes de vieillesse des hommes et celles des femmes.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette différence :

La répartition des tâches dans les familles, la position professionnelle des femmes, les temps partiels dévolus d’abord aux femmes sont autant d’éléments qui justifient les timides mesures prises ces dernières années pour faciliter la participation des femmes au marché du travail. Ces efforts doivent  être poursuivis, entre autre dans la prise en charge des enfants par des structures d’accueil suffisamment nombreuses, et par l’encouragement des temps partiels aussi chez les hommes pour un meilleur partage des tâches.

Cependant, le constat est sévère sur la prévoyance professionnelle.  Les écarts de rentes varient considérablement selon les piliers de la prévoyance. Dans l’AVS, l’écart est inférieur à 3 %. Par contre, dans la prévoyance professionnelle, il est supérieur à 60 %. Cela est dû aux différences dans les carrières respectives des femmes et des hommes. L’écart entre les femmes mariées et les hommes mariés est le plus important (47 %), chez les divorcées et divorcés ou entre veuves et veufs il est encore sévère (28 %). En revanche, il n’y a pratiquement pas d’écart entre les femmes et les hommes célibataires.

Ce constat parle très clairement en faveur d’un renforcement de notre premier pilier, soit l’AVS.  Le 25 septembre, nous avons l’occasion de réagir face à cette injuste discrimination, en votant OUI à l’initiative AVSplus. Celle-ci propose une augmentation des rentes AVS, hommes et femmes, de 10%. Il s’agit d’abord d’une adaptation justifiée des rentes au renchérissement, c’est aussi une façon adéquate de lutter contre l’inégalité qui frappe encore fortement les femmes à la retraite.  En votant OUI à AVS+, le premier pilier sera renforcé et contribuera mieux à répartir la richesse de la prévoyance professionnelle sur l’ensemble des retraitées et retraités de ce pays.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale, la Vallée

Le PS Vallée de Joux dit oui à Eoljoux !

Réunis en assemblée générale au mois de novembre 2015, les membres du PS Vallée de Joux ont décidé de soutenir à une large majorité le projet de parc Eolien aux Grands Plats de Bise et il en va de même aujourd’hui. Si des interrogations subsistent quant à l’organisation et au financement d’Eoljoux SA, il est clair que ce projet est un pas dans la bonne direction pour les générations futures. La stratégie énergétique 2050, voulue par le Conseil et par les Chambres fédérales, demande la réduction de la consommation d’énergies fossiles et nucléaires. Eoljoux est assurément inscrit dans cette perspective et c’est avec l’accumulation de projets de ce genre – que ce soit dans l’éolien, le solaire, l’hydraulique, la biomasse, etc. -, couplés à la réduction de la consommation énergétique, que la Suisse pourra maintenir ses objectifs et ainsi contribuer au ralentissement du réchauffement climatique.

Le 25 septembre, nous serons confrontés à un choix de société. Eoljoux est en effet un pas de plus vers la transition énergétique, passage obligatoire pour l’avenir des futures générations. Il est normal que cela soulève des inquiétudes. Derrière tout grand projet, il y a une part d’incertitude, une part d’inconnu qu’il n’est pas toujours facile à appréhender. Le chemin de fer ou le Centre sportif sont des exemples de projets qui, dans le passé, ont également soulevé les craintes ainsi qu’une certaine opposition au sein de la population combière et dont aujourd’hui tout le monde se réjouit de l’aboutissement. C’est pour cela que le Conseil communal, et notamment le groupe socialiste et alliés, a demandé le référendum spontané, afin qu’un débat puisse avoir lieu.

Avec Eoljoux, la Vallée de Joux produirait plus d’électricité dite « renouvelable » qu’elle n’en consomme, et deviendrait un exemple pour le reste du Canton et de la Suisse. Cela passe bien entendu par quelques sacrifices, et notamment un certain impact sur le paysage des Grands Plats de Bise, pour les deux côtés de la frontière. Chacun est libre de pondérer ces désagréments et de choisir de soutenir ou non Eoljoux. Pour le PS Vallée de Joux, Eoljoux présente plus d’aspects positifs que négatifs et s’inscrit dans une perspective de développement en adéquation avec les enjeux actuels et futurs en terme d’énergie et d’écologie.

C’est pour cela qu’au nom du PS Vallée de Joux, je vous encourage à dire oui à Eoljoux le 25 septembre prochain.

Sébastien Cala

Président du PS Vallée de Joux

Reprenons nos sources d’énergie en mains !

Le combat qui est mené actuellement autour des sources d’énergie est un combat de titans. Les grands consortiums énergétiques mondiaux, européens ou nationaux ont mis en place au cours du dernier siècle des systèmes de production très centralisés, basés sur le charbon, le pétrole, le nucléaire. Les énergies fossiles ne seront pas infinies, les gaz qu’elles produisent sont en grande partie responsables de l’effet de serre qui induit les changements climatiques ; leur production et leur prix sont fortement dépendants des aléas géopolitiques.  Ainsi le coût de l’énergie électrique est actuellement bas, faisant douter même de nos barrages alpins… Cette baisse due à la surproduction par le charbon, très polluant sera de courte durée, même la Chine se prépare à lui tourner le dos, car ses villes et ses zones industrielles suffoquent dans la pollution. Quant aux déchets de l’énergie nucléaire, aucune solution sérieuse n’a été trouvée, ils poseront des problèmes d’entreposage pendant encore des siècles …

La conversion aux énergies renouvelables apparaît donc logique, indispensable et porteuse d’avenir. Emboitant le pas des autorités fédérales qui ont décidé d’amorcer le tournant énergétique, de nombreuses communes ont lancés des projets locaux d’énergies renouvelables : encourager les économies d’énergie à tous niveaux, favoriser les panneaux solaires thermiques et photovoltaïques et l’utilisation du bois produit dans nos forêts pour le chauffage à distance, et construire des éoliennes : ces projets sont les différentes facettes complémentaires d’une politique énergétique cohérente pour le futur de nos régions.  C’est la meilleure façon d’assurer une sécurité énergétique pour nos populations, par une production durable, locale et en mains publiques.

Inutile de dire qu’un tel changement de paradigme ne va pas sans heurt ! Et les premiers qui ne voient pas d’un bon œil ces initiatives locales sont ceux qui risquent de perdre leur pouvoir dans cette mutation : les grandes entreprises de production centralisée, l’énergie nucléaire en tête…

J’ai siégé sept ans à Berne ; les tenants du profit immédiat, chantres du libéralisme débridé,  défenseurs du lobby nucléaire en tête se battent avec énergie ( !) contre les mesures d’encouragement aux énergies renouvelables proposées par le Conseil fédéral ! Ces mêmes milieux jouent de leur influence sur le plan local en intervenant dans les régions pour susciter une opposition systématique et féroce aux éoliennes.  Sous couvert de défense du paysage, ils organisent leur travail de désinformation, entraînant dans leur sillage des amoureux de la nature qui rêvent de décroissance, nostalgiques de la vie d’antan… Ce n’est pas le moindre des paradoxes !

A la Vallée, accepter le projet « Eoljoux »  le 25 septembre, c’est construire un avenir responsable et renouvelable ; c’est refuser d’être livrés pieds et poings au pouvoir des grands consortiums énergétiques; c’est reprendre en main la destinée énergétique de la région, pour ses habitants et pour l’avenir.  Le moment est venu de faire cadeau à nos enfants de cette énergie du vent, que la nature nous sert sur un plateau, qu’elle renouvelle sans effort et sans pollution.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale, le Sentier

Initiative AVSplus : OUI le 25 septembre prochain pour renforcer notre cohésion sociale !

Le 25 septembre prochain le Peuple sera appelé à se prononcer sur l’initiative AVSplus.

Le texte propose d’augmenter de 10% le montant des rentes vieillesse du 1er pilier (AVS).

Face aux rentes du 2e pilier (LPP) qui baissent constamment, l’AVS doit prendre le relais. En effet, Les caisses de pensions sont en crise. Elles se battent contre des taux d’intérêt négatifs et des rendements faibles. A cause de la crise des marchés financiers, toujours moins d’intérêts sont servis sur les avoirs de vieillesse et les futures rentes seront réduites.

Selon la Constitution fédérale les rentes AVS doivent couvrir les besoins vitaux. La réalité est malheureusement différente. A eux seuls, les loyers et les primes des caisses-maladie engloutissent déjà les deux tiers de la rente AVS maximale. Par rapport aux salaires, l’AVS est désormais clairement en retard. Et la dernière grande adaptation des rentes AVS a eu lieu en 1975.

Ceci a pour conséquence que de nombreux rentiers recourent aux prestations complémentaires (PC) dont les montants ont doublés depuis 1998, alors que de nombreux cantons sont entrain de revoir le montants des PC dans des programmes d’économies.

Contrairement aux idées reçues, L’AVS est stable et efficace parce que son financement est lié aux salaires et à la productivité. Une personne qui cotise à l’AVS peut actuellement financer plus de rentes qui sont aussi plus élevées qu’en 1948, quand l’AVS a été introduite. Raison pour laquelle nous ne devons pas avoir peur que le nombre de cotisant-e-s par retraité-e diminue encore un peu.

Alors que l’UDC hurle à la défense des retraité-e-s indigent contre des requérant-e-s d’asile vivant prétendument dans l’opulence, ses élu-e-s au Parlement fédéral ont simplement décidé, il y a quinze jours, d’augmenter la Retraite à 67 ans, baisser le taux de conversion du 2e pilier et supprimer toute compensation via l’AVS. Voilà le programme politique pour un parti qui prétend défendre les Suisses, ne vous y trompez pas !

Voter OUI le 25 septembre prochain, c’est défendre les actuels retraité-e-s et tout particulièrement, les femmes ainsi que les générations futures.

Nicolas Rochat Fernandez, député

Pour un droit d’asile plus juste et moins onéreux

En raison des différentes crises qui touchent l’Afrique du Nord et le Moyen Orient, les pays européens sont actuellement confrontés à des flux migratoires très importants. Si la situation est particulièrement compliquée dans certains pays, notamment en Grèce, elle est sous contrôle en Suisse. Le Conseil fédéral, mené par Simonetta Sommaruga, a mis à disposition quelques places d’accueil supplémentaires pour les migrants et propose une réforme du droit d’asile, qui permettra d’améliorer la situation tant pour les migrants que pour l’Etat. Concrètement, cette réforme – testée avec succès ces derniers mois dans un centre de requérants proche de Zürich – propose un léger durcissement du droit d’asile, mais garantit un meilleur respect du droit des migrants en leur accordant un conseiller juridique. Ce dernier élément est particulièrement intéressant puisqu’il permet également de diminuer le nombre de recours. En effet, il a été prouvé qu’avec un soutien juridique, les migrants ont une meilleure compréhension du système suisse et renoncent de ce fait à faire recourt jusqu’au Tribunal fédéral lorsqu’ils savent qu’ils n’auront pas gain de cause, démarche qui peut prendre des mois, voire des années.

La nouvelle loi garantit de plus un traitement plus rapide des demandes – 140 jours en moyenne contre 280 aujourd’hui – ce qui est à la fois positif pour les migrants qui auront une réponse rapide et pour l’Etat puisque cela diminuera le coût global à la charge du contribuable d’environ 200 millions par an. Cette réforme permettra également une intégration plus rapide des réfugiés une fois leur demande acceptée et garantit la scolarisation des enfants dès leur arrivée en Suisse.

Parmi les partis représentés aux Chambres fédérales, seule l’UDC s’oppose à cette réforme. Cela peut paraître surprenant puisque l’UDC n’a de cesse de se plaindre des coûts de l’asile et de la mauvaise intégration des requérants, éléments auxquels la réforme du Conseil fédéral apporte des solutions. L’UDC suisse craindrait-elle de voir la situation s’améliorer ?

Afin d’assurer un droit d’asile qui réponde aux besoins actuels, qui garantisse le droit des migrants, qui favorise leur intégration et qui réduise la facture pour le contribuable, je vous encourage, au nom du PS Vallée de Joux, à accepter la modification de la loi sur l’asile.

                                                                                    Sébastien Cala
Président du PSVJ

 

 

Responsabilité aux parents !

Au début du 20e siècle, un enfant né hors mariage était  « placé » dans une famille d’accueil, sa mère mise à l’écart de la société… Les avortements clandestins se pratiquaient encore, avec de grands risques pour la santé des femmes. Que de souffrances révélées tardivement dans ce contexte !

Il fallut beaucoup de combats politiques pour arracher le pouvoir de décision aux «experts», majoritairement masculins, et donner enfin aux femmes le pouvoir de décider leurs grossesses et prendre  ainsi possession de leur corps.  Le droit à l’avortement dans des délais et des conditions bien précis, doublé d’une éducation sexuelle adéquate et de divers moyens de contraception abordables à toutes, ont amené une diminution drastique du nombre d’avortements.

Liés aux progrès de la médecine, les diagnostics prénataux et la surveillance des grossesses ont diminué la mortalité maternelle ou/et celle de l’enfant.

Ces analyses prénatales ont aussi conduit les futurs parents à prendre des décisions, en connaissance de cause.  Actuellement, toute future mère attend avec impatience le « contrôle des trois mois », pour savoir si l’enfant se développe normalement, s’il n’est pas porteur de la trisomie 21, par exemple. Si une trisomie est détectée, les futurs parents doivent décider d’interrompre la grossesse ou accepter l’arrivée d’un enfant handicapé, dont ils seront responsables toute leur vie.

Une telle décision ne se prend pas à la légère, et ne peut pas être imposée par un collège de « spécialistes » externes à la famille, qui n’auront pas à vivre la situation au quotidien. La loi permet aux parents d’assumer cette grande responsabilité au plus près de leur conscience, souvent dans la douleur. C’est dans cette phase d’accompagnement que les spécialistes ont leur rôle d’accompagnement à jouer.

La loi sur le diagnostic préimplantatoire dite DPI » sur laquelle le peuple votera le 5 juin demande, pour les parents qui doivent recourir à une fécondation in vitro, de pouvoir bénéficier d’un diagnostic avant l’implantation de l’embryon dans l’utérus de la mère, plutôt que de devoir attendre trois mois avant d’effectuer le diagnostic prénatal.

La fécondation in vitro est un parcours du combattant, difficile physiquement et moralement pour les mères concernées, et qui n’aboutit que dans 30 % des cas ; je ne comprends pas l’acharnement des opposants à vouloir leur interdire de diagnostiquer dès le début une éventuelle trisomie et les forcer à attendre trois mois pour procéder aux analyses prénatales autorisées…

Les personnes handicapées, quelqu’elles soient, sont des membres à part entière de notre société. Elles méritent notre entier soutien, notre respect, et toutes les mesures nécessaires pour les intégrer. L’acceptation de la loi sur le diagnostic préimplantatoire ne saurait remettre cela en cause.

Josiane Aubert, ancienne conseillère nationale, la Vallée