Décès de Janine Thalmann

C’est avec une très grande tristesse que nous vous faisons part du décès de Janine Thalmann, membre de la section du PS Vallée de Joux, ancienne Municipale et ancienne Syndic de la Commune du Chenit.

Au nom du PS Vallée de Joux, nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Le Comité

Ci-dessous, retrouvez l’hommage de Josiane Aubert :

« Chère Janine, chère amie,

Par cette belle matinée ensoleillée de mai, ce lundi 15, jour de ton anniversaire, j’ai appris ton départ. Toute la journée, des sentiments contradictoires m’ont assaillie : tristesse de perdre une amie qui partageait mes valeurs, soulagement de te savoir enfin apaisée…

Avant de te côtoyer de près, j’étais intimidée par ce que tu représentais pour moi, d’abord lorsque tu as accédé à la municipalité du Chenit, en 1994, puis dans ton rôle de  syndic de la commune de 1998 à 2004. J’ai le souvenir d’une personne décidée, qui connaît ses dossiers sur le bout des doigts, sait être à l’écoute des concitoyennes et des concitoyens (tu n’as pas été infirmière pour rien !), respecte ses interlocuteurs et répond avec pertinence et fermeté aux questions des conseillers communaux.

Ton parcours est remarquable à plus d’un titre : tu te présentes pour la municipalité sans être passée par le conseil communal et tu es brillamment élue en 1994. En 1998, lorsque Georges Piguet se retire, tu es élue syndic sans coup férir : tu es devenue en une législature son successeur naturel, tant ton autorité naturelle et tes activités au sein du collège sont reconnues.

Il faut dire que la politique, tu la connais depuis longtemps ; on ne partage pas impunément la vie et les valeurs d’un député socialiste passionné pendant des décennies sans attraper le virus de la vie publique et de l’action politique au service du bien commun !

Chère Janine, tu as été pour notre commune une « grande dame », qui a incarné la fonction de syndic avec dignité et honneur, qui a défendu notre région avec pugnacité et grande intelligence, jamais pour toi, mais au service des autres, de toute la population de cette région, avec une attention particulière pour les plus faibles et les plus fragiles.

Lorsque tu as annoncé aux camarades socialistes, le 3 décembre 2003, que tu quitterais ta fonction de syndic le 30 juin 2004, tu souhaitais dégager du temps pour vivre, avec Bernard, passer plus de temps avec Sophie et tes petits-enfants. Ce temps a été bien court et semé d’épreuves…

Le décès de Bernard en janvier 2013 t’a laissée désemparée, car vous aviez partagé une vie si riche, tant dans le quotidien que dans les valeurs, les plaisirs littéraires, musicaux, culturels, les engagements politiques, que la vie sans lui te coûtait trop ; Bernard, te manquait tant, c’est à nous que tu manqueras maintenant. Adieu Janine, sois en paix.

Josiane Aubert »

Sus à l’abstentionnisme ce dimanche : Votez et faites voter la liste PS numéro 4 pour le Grand Conseil et le Conseil d’Etat !

Pour une sécurité au travail et une garantie de se former tout au long de sa carrière

Notre société traverse des temps de profonde remise en question. Tout va toujours plus vite. Les technologies, l’information, les transports, les bouleversements du monde du travail, la remise en question des biens communs. Nous assistons à une accélération du temps; c’est celui de la mondialisation. Dans cette mondialisation, face aux peurs qu’elle engendre, face aux tentations du repli et du chacun pour soi, devant les défis et opportunités qu’elle amène, il faut des repères forts et stables en matière d’emploi et de formation.

Pour ce faire, les socialistes s’engagent à défendre devant le Parlement et le Gouvernement vaudois les mesures suivantes :

  • Assurer une reconversion professionnelle

Le système actuel présente des résultats contrastés en termes de retour en emploi et d’efficience des mesures d’insertion professionnelle, avec notamment un taux d’abandon important dans certaines mesures. Il convient donc de mettre en œuvre un processus de fixation d’objectifs et de suivi régulier des mesures d’insertion professionnelle (MIP) offertes aux bénéficiaires de l’aide sociale ainsi que sur les mesures du marché du travail pour les chômeurs soumis à la Loi sur l’assurance-chômage et créer la meilleure synergie possible entre les ORP et les CSR.

  • Rendre obligatoire de publier les offres d’emploi dans le canton

Certaines entreprises publient uniquement leurs offres d’emploi dans des plateformes ou des journaux de pays voisins. Ce n’est pas acceptable pour le PS. Pour ce faire, il convient de contraindre les entreprises établies dans le canton à communiquer à l’ORP les offres d’emploi publiées.

  • Lutter contre le chômage des aîné-e-s

Le chômage des seniors est un problème de plus en plus prégnant dans notre canton. Afin de combattre ce fléau et permettre à nos ainé-e-s d’atteindre la retraite dans la dignité, le PS propose de mettre en place une offre systématique d’emplois temporaires subventionnés de 10 à 12 mois pour les chômeurs de plus de 55 ans.

  • Instaurer des contreparties sociales à la promotion économique

Chaque année, le Canton de Vaud soutient financièrement des entreprises dans le cadre de la promotion économique. Le PS propose que ces entreprises participent en contrepartie à la réinsertion professionnelle en s’engageant à prendre des employé-e-s sous mesure d’insertion professionnelle ou sociale.

  • Combattre la précarité des stages

Les ORP et l’orientation professionnelle ne doivent désormais recommander que des stages qui sont correctement rémunérés ; ils doivent améliorer le suivi des stagiaires avant, pendant et après les stages, de manière à s’assurer que ces derniers ne soient pas des emplois à bon marché déguisés. Les autorités de surveillance du marché du travail doivent également veiller au grain.

  • Renforcer l’accès à la formation pour les adultes par l’acquisition de compétences de base et la certification professionnelle

Le PS salue les mesures déjà en place dans la certification professionnelle des adultes, notamment pour rendre plus attractives les procédures de qualification et l’ouverture d’un portail d’orientation. En vue d’améliorer l’offre, il s’engage à augmenter le nombre de métiers pouvant faire l’objet d’une valorisation des acquis d’expérience, en priorité dans les métiers à forte demande et à faible certification, et à renforcer les mesures de préparation à la certification, notamment en matière de compétences de base.

  • Améliorer la transition entre formation et emploi

L’accès à la formation professionnelle dès la fin de l’école obligatoire a été grandement amélioré. Approche du monde professionnel, bourse de l’apprentissage ou mesures de la transition y ont grandement contribué. Si ces mesures montrent leur efficacité, il s’agit désormais d’améliorer la transition entre l’apprentissage et le premier emploi, par exemple, en organisant des rencontres entre les apprenti-e-s diplômé-e-s et les employeurs ou des ateliers destinés à accompagner les postulations de jeunes plus en difficulté dans leurs recherches. Des mesures doivent être également développées durant la poursuite de la formation en partenariat avec les employeurs, les établissements de formation (écoles professionnelles et hautes écoles), les ORP et l’orientation, par exemple par le biais de planification de carrière spécifique dans les écoles professionnelles, d’une collaboration au niveau d’un réseau régional pour la transition 2 ou encore, dans certaines circonstances, en exigeant des écoles professionnelles la mise en place d’un monitoring pour les apprenti-e-s sur le point de terminer leur formation.

Pour toutes ces raisons, votez et faites voter la liste 4 (Parti socialiste) pour le Grand Conseil et le Conseil d’Etat vaudois ce dimanche !

Nicolas Rochat Fernandez, député et candidat au Grand Conseil vaudois

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Non à la vente 24H/24 dans les shops!

M. Schneider-Ammann présente cette réglementation des magasins de stations-service comme anodine et sans conséquence. Il suffit pourtant de voir la rafale d’interventions parlementaires qui attendent d’être traitées pour être au clair sur les véritables objectifs de la droite : elle pratique la politique du salami pour atteindre son but ultime, la libéralisation complète des heures d’ouverture des magasins.

L’initiative Lüscher sur laquelle nous sommes appelés à nous prononcer le 22 septembre n’avait pas fini son parcours dans les deux chambres, que déjà deux nouvelles interventions parlementaires étaient déposées :

- Le Conseiller aux Etats PDC Filippo Lombardi signait une motion acceptée par la majorité de droite, pour uniformiser l’ouverture des magasins de 6h à 20h la semaine et de 6h à 19h le samedi.

- Pour ne pas être en reste, le sénateur PLR tessinois Fabio Abate demande par motion d’étendre la définition de zones touristiques, ce qui signifie possibilité d’ouverture le dimanche : gageons que dans leur tête, toute la Suisse est touristique, les vallées, les montagnes, les villes !

- Les Verts libéraux, ne voulant pas être en reste, souhaitent, par une motion déposée en 2012 et pas encore débattue au Conseil national, supprimer l’interdiction de travailler la nuit et le dimanche pour tous les commerces et toutes les entreprises de service d’une superficie jusqu’à 120 m2 .

- Des tentatives du même style sont intervenues à 15 reprises dans les cantons depuis 2006, rejetées dans 90% des cas en votation populaire (13cas sur 15).

Prétendre que cette votation est anodine et ne fait que régler une anomalie mineure dans la vente de certains produits pendant les heures nocturnes est une analyse pour le moins légère de la situation : c’est vouloir consciemment oublier l’arrogance de la droite et son calendrier limpide. Elle souhaite une marche forcée et rapide vers une libéralisation des heures de tous les magasins, synonyme de dérégulation des conditions de travail. Plus vite nous stopperons cette marche infernale vers un libéralisme pur et dur, qui a fait déjà assez de dégâts dans d’autres secteurs de l’économie, mieux ce sera !

Nous ne voulons pas nous laisser entraîner vers un monde où seule la consommation débridée est la règle, alors que les salariés voient leurs conditions de travail se détériorer, la flexibilisation poussée à l’extrême, et leurs salaires stagner. A qui tout cela profite-t-il au final ? Pas aux travailleurs et travailleuses ni à la majorité de la population, qui souhaitent les uns et les autres pouvoir vivre harmonieusement leur activité professionnelle, la vie de famille et les loisirs.

Stoppons cette dérive et cassons cet engrenage dans l’œuf par un NON sec et sonnant le 22 septembre!

Josiane Aubert, conseillère nationale, vice-présidente de Travail.Suisse