Élection au Grand Conseil et 2e tour de l’élection au Conseil d’Etat

Le_Mont_12_17 Couronne_17Le_Mont_12_17 Couronne_17Avec 19% des suffrages pour ses candidats au Grand Conseil le Parti socialiste devient le 2e parti du Mont. Il prend la place de l’UDC qui dégringole à la 4e place derrière les verts.

58% des électeurs de notre commune ont voté la liste socialiste ou ajouté un candidat socialiste au Conseil d’État. Qu’ils soient ici remerciés pour leur confiance. Ce résultat est le fruit d’un travail constant, pugnace, parfois réalisé dans l’ombre, mais toujours orienté vers l’amélioration des conditions de vie de la population.

Avec un siège socialiste et un siège vert, la gauche ne parvient pas encore à prendre la majorité des cinq sièges du sous-arrondissement, mais pour combien de temps encore ? Le développement de la couronne modifie la composition sociologique de sa population et donc ses préoccupations et ses besoins. Nos combats et nos propositions pour l’accueil de jour, la mobilité et les aînés trouveront à ne pas en douter un écho de plus en plus favorable à l’avenir.

La droite antisociale sort les crocs

Nous abordons maintenant le 2e tour de l’élection au Conseil d’État. Le ton n’est plus celui qui a prévalu lors du 1er tour. Certes un peu (trop) consensuel, celui-ci reflétait bien le compromis qui a permis au Canton de progresser sur le plan social. Le compromis n’est pas une alliance. Il veut dire que chaque partie fait des concessions. Cela en faveur des intérêts défendus par l’autre, de sorte que chacun y gagne des éléments significatifs.

La négociation sur la RIE3 vaudoise en est une excellente illustration. La limitation des frais d’assurance-maladie plafonnés à 10% du revenu représente une avancée importante pour la population. Afin de financer ce progrès, l’accord prévoit de ne pas de baisser les impôts durant deux ans.

Si Isabelle Chevaley ou Jacques Nicolet venaient à être élus ce compromis volerait en éclats. Ouvrant sa campagne lors du journal télévisé le soir du 2 mai Mme Chevalley a réclamé des baisses d’impôts. De son côté Jacques Nicolet vote au parlement fédéral avec la droite dure pour plus de libéralisations, tout en attaquant le service public et les prestations sociales.

Il ne faut pas s’y tromper. Il ne s’agit pas de la même droite, ni des mêmes enjeux. Comme il a été relevé avec ironie, cette union ressemble au mariage de la carpe et du lapin. L’une est opposée à l’énergie nucléaire et l’autre y est favorable, mais ce qui est certain c’est que les deux sont antisociaux.

Les baisses d’impôts promises par Isabelle Chevalley sont un leurre, un attrape-nigaud, car elles signifient aussi une baisse des subsides à l’assurance maladie, une augmentation des frais d’acceuil de jour et des écolages de la crèche à l’Université pour le parents, une participation financière plus élevées pour les patients des soins à domicile et les résidents en EMS. L’immense majorité de la population sera perdante, l’augmentation des coûts à leur charge ne sera jamais compensée par une maigre diminution de leurs impôts.

Alors qui sera gagnant ? Pour qui roule le tandem Chevalley- Nicole ?

En diminuant de 10% les impôts sur le revenu et la fortune, le canton perdrait plus de 320 millions de recettes. La moitié de cette somme reviendrait aux 1% de contribuables les plus riches pour la fortune et aux 7% les plus aisés pour le revenu. A titre de comparaison la part cantonale des subsides destinés aux assurés modestes (hors régimes sociaux) représente presque 190 millions. Il y a donc péril en la demeure et le risque d’un énorme gâchis. Car ces contributions participent, avec toutes les autres, au maintien du pouvoir d’achat des ménages et représentent un véritable poumon économique pour le Canton.

C’est pourquoi il faut augmenter la mobilisation pour le 2e tour, et l’élargir au front du consensus social, en votant pour Cesla Amarelle et Béatrice Mettraux.

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